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Appel à communications, Montréal, 24 avril 2009

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  • Anthony Pym
    Appel à communications Traduire le texte érotique Journée d étude Université Concordia Département d Études françaises de Le 24 avril 2009 Considérons
    Message 1 of 1 , Sep 7, 2008
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      Appel à communications

      Traduire le texte érotique

      Journée d'étude
      Université Concordia
      Département d'Études françaises de
      Le 24 avril 2009


      Considérons d'entrée de jeu le texte érotique sous les auspices de
      Jean-Jacques Pauvert, c'est-à-dire en fonction de sa valeur d'usage à
      une époque donnée : est érotique le texte qui émoustille les sens. Du
      point de vue de l'écriture, la fonction érotique vise à éveiller la
      sensualité du corps lisant. Le traducteur, entre lecture et écriture,
      est donc appelé à relever les spécificités du récit où sont mis en
      scène des corps dans toutes leurs représentations, le désir sexuel,
      le fantasme, la jouissance et la volupté sensuelle. Mais ces
      spécificités sont-elles commensurables entre les langues-cultures?
      Pour le dire autrement, le frisson passe-t-il par les mêmes stimuli?
      Et comment le faire passer? À quoi tiennent les différences du récit
      érotique dans l'espace littéraire anglophone et francophone et
      comment influent-elles sur les stratégies et les possibilités de
      traduction?

      Des textes érotiques, que traduit-on? Qu'est-ce qui est choisi pour
      l'importation? Si la fiction d'Anaïs Nin et d'Henry Miller figure
      dans les belles-lettres étrangères, les récits pornographiques et les
      recueils de nouvelles saphiques et homoérotiques, tels que Hot
      Lesbian Erotica et Flesh and the Word, n'ont pas franchi «
      l'invisible ligne de démarcation qui sépare un écrit pornographique
      d'un texte littéraire. À partir de quand un texte devient-il
      littéraire? », demande Georges Pailler dit Esparbec, et ce, après une
      vingtaine d'années prolifiques dans le métier de pornographe. Quant
      aux textes choisis pour la traduction, qu'est-ce qu'on omet de
      traduire? La question soulève les cas de censure, flagrants et
      subtils, et les tabous d'époque, mais aussi la tradition de la
      littérature érotique variant d'une culture à l'autre.

      Par ailleurs, comment traduire l'érotique? Y a-t-il une efficace
      propre au fonctionnement du texte érotique, qu'elle soit lexicale,
      grammaticale, syntaxique, voire rythmique? Quelles difficultés
      particulières l'écriture de l'érotique pose-t-elle dans le passage
      des langues?

      Les enjeux politiques de notre intérêt pour la traduction de
      l'érotique tiennent surtout à la mise au jour d'un corpus textuel
      laissé pour compte. En ce sens, ils sont emblématiques des grands
      débats en traductologie sur le montré et le caché. Des questions
      autour de ces enjeux sont également envisageables.

      Qu'il s'agisse d'études de cas ou d'approches davantage théoriques,
      nous souhaitons qu'elles nous soient présentées afin d'élargir et
      d'enrichir les axes de réflexion proposés dans le cadre de cette
      journée d'étude. Les propositions de communications (résumé d'une
      demi-page, en français ou en anglais) ainsi qu'un court CV, sont à
      adresser pour le 1er décembre 2008 à :

      Pier Pascale Boulanger
      pierpascale.boulanger@...

      Université Concordia
      Département d'Études françaises
      1455, boul. de Maisonneuve Ouest
      Bureau LB 601
      Montréal (Québec) H3G 1M8
      Canada
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