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Conference, Morocco, April 2008

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  • Anthony Pym
    Traduction et interculturalité Appel à contribution Date limite : 15 février 2008 Université Sultan Moulay Sliman Faculté des Lettres et des Sciences
    Message 1 of 1 , Dec 30, 2007
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      Traduction et interculturalité
      Appel à contribution


      Date limite : 15 février 2008


      Université Sultan Moulay Sliman
      Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
      Béni-Mellal
      Maroc


      Traduction et interculturalité


      Les 15 et 16 avril 2008 : appel pour le 15 février


      Plus généralement, la traduction est la conversion d'un signe
      (linguistique ou non) en un autre. C'est une gymnastique consciente
      de l'esprit qui consiste à nommer (interpréter) une réalité par les
      constituants d'une autre réalité, et ce, même si elles semblent de
      nature(s) identique(s). Que faisons-nous, par exemple, quand nous
      expliquons un mot d'une langue par d'autres mots de cette même
      langue, sinon un acte de traduction ? Que faisons-nous également
      quand nous décrivons linguistiquement une réalité qui ne l'est pas a
      priori (description d'un paysage, d'une fresque, de l'état de santé
      d'un patient, etc.)?


      C'est dire qu'à côté de la traduction proprement dite, qui a pour
      tâche de transposer des signes linguistiques à une langue différente,
      il existe deux autres formes de traduction où l'interprétation opère,
      soit au sein d'une même réalité linguistique, soit d'un système de
      signes à un autre qui en est distinct. Si l'on se réclame de Roman
      Jakobson, l'on donnera pour la première activité le nom de «
      traduction interlinguale », et pour les deux autres respectivement
      les appellations : « traduction intralinguale » et « traduction
      intersémiotique ».


      La traduction, comme activité de la pensée humaine, assure une
      certaine liaison entre différents modes de communication, une espèce
      de lien dialogique entre deux (des) langues, deux (des) moyens
      d'expressions, deux (des) imaginaires, voire deux (des) cultures…
      souvent dissemblables.


      A cet égard, les approches de traduction de langues liées à
      l'interculturalité ont pris une importance de plus en plus grande
      dans les domaines de recherche s'intéressant aux phénomènes de
      contact, de comparaison de cultures et de compréhension des langues
      dites étrangères.


      Moult dimensions de la traduction ont certes déjà fait l'objet
      d'études diverses, aussi utiles les unes que les autres. Les
      activités traductrices d'une langue vers une autre langue, d'une
      culture vers une autre, font apparaître plusieurs problèmes ;
      lesquels demandent à être élucidés et circonscrits.


      La traduction n'est pas exclusivement le passage d'une langue à une
      autre, mais le rapprochement de deux cultures, voire de plusieurs
      cultures. Un rapprochement qui n'exclut évidemment pas la notion
      d'écart que provoquent les interférences linguistiques et culturelles
      inhérentes à la praxis traduisante. Chercher les équivalents et les
      correspondants est certes un moyen qui garantit un transfert
      quelconque d'une langue à une autre, mais tenir compte uniquement de
      ces deux faits conduirait à anéantir toute dimension
      interlinguistique ­ et, partant, interculturelle ­ porteuse de
      significations nouvelles.


      Les variations dialectales et culturelles, le phénomène de la
      remotivation (para et pseudo-remotivation), les contaminations de
      sens fréquents dans ce domaine, les différentes connotations
      qu'induisent les divergences socioculturelles entre communautés
      linguistiques, sont à prendre en considération pour la réussite (ou
      non) de la traduction. Ainsi, grâce à la traduction, la migration des
      idées (et des cultures) devient plus aisée. Par son biais, la charge
      culturelle de la langue source se superpose à celle de la langue
      cible. Et c'est là où réside, semble-t-il, l'importance de l' « en-
      jeu » de toute action de traduction.


      Participant de la mise en contact d'au moins deux langues, la
      traduction opère, sinon dans l'empire du plurilinguisme, du moins
      dans le royaume du bilinguisme. Que ce bilinguisme, ou ce
      plurilinguisme, atteigne chez le sujet de l'expérience traduisante à
      une certaine perfection est un credo sur lequel chacun tombera
      d'accord, mais les apories ne sont pas à minimiser non plus ! On doit
      en méditer les effets, ne serait-ce que parce qu'ils réveillent, en
      écharpe, un mythe enfoui, celui de Babel.


      Nous proposons de décliner cette réflexion autour des axes suivants :


      - Les approches traductologiques : outils et méthodes ;


      - La traduction liée à l'oralité et aux pratiques sociales ;


      - Les problèmes linguistiques et inter-culturels : figement lexical,
      traitement automatique de la polysémie, etc. ;


      - Traduction et didactique de la langue et de la littérature.


      - La traduction des œuvres (littéraires, philosophiques, de
      spécialité, etc.) ;


      - Le mouvement des textes entre les langues, les cultures et les
      média ;


      - Les connexions intersémiotiques : relation texte ­ image (peinture,
      cinéma…)



      Comité Scientifique


      Rahma Barbara


      Aicha Bourais


      Nouredine Bourima


      Khalid Dahmany


      Nadia Kaaouas


      Mahjoub Mouh


      Redouane Saidi


      Mohamed Taki


      Comité d'Organisation


      Rahma Barbara


      Aicha Bourais


      Nouredine Bourima


      Khalid Dahmany


      Nadia Kaaouas


      Mahjoub Mouh


      Redouane Saidi


      Mohamed Taki


      Les futurs participants sont priés d'envoyer un résumé de leur
      communication (300 mots environ) avant le 15 février 2008 aux
      adresses électroniques suivantes :


      - kaaouas_nadia@...


      - dahmany_khalid@...


      Le comité examinera les propositions et communiquera sa décision aux
      participants avant le 15 mars 2008. Le programme définitif leur sera
      communiqué avant la date du colloque.


      N.B. : Les participants peuvent choisir entre l'arabe, le français et
      l'anglais quant à la présentation de leur communication.


      Responsable : Nadia Kaaouas
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