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SINGAPORE: Parliament grants government powers tightening Internet security ou surveillance / SINGAPOUR: Le Parlement octroie au gouvernement un pouvoir discrétionnaire pour surveiller le Réseau

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  • RSF.Internet
    Date: Thu, 13 Nov 2003 16:22:17 +0100 To: Sg_review@yahoogroups.com From: RSF.Internet Subject: SINGAPORE: Parliament grants government powers tightening
    Message 1 of 1 , Nov 16, 2003
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      Date: Thu, 13 Nov 2003 16:22:17 +0100
      To: Sg_review@yahoogroups.com
      From: "RSF.Internet"
      Subject: SINGAPORE: Parliament grants government powers tightening Internet
      security ou surveillance / SINGAPOUR: Le Parlement octroie au
      gouvernement un pouvoir discrétionnaire pour
      surveiller le Réseau

      Version française à la suite
      _____________________________________________________________________________
      The Internet under surveillance
      13 October 2003


      SINGAPORE

      Parliament grants government powers tightening Internet surveillance.

      Reporters Without Borders (Reporters Sans Frontières) has warned against the risk of abuse of an amendment to the Computer Misuse Act intended to tighten Internet security. Parliament has amended Article 15A of the Act allowing continuous surveillance of cyber-suspects thanks to real-time monitoring software and authorising their pre-emptive arrest before a crime has been committed. Cyber-criminals are liable for jail terms of up to three years.

      The Government says the new amendment will combat "imminent attacks" that could threaten security, essential services, defence or Singapore's foreign relations. It says the law will not be used to oversee normal Internet use.

      Reporters Without Borders warned however of the risk of abuse: "Even if the fight against cyber-crime has become essential, it should not justify the granting of extraordinary powers to governments" said Robert Ménard, secretary-general of Reporters Without Borders. "The amendment adopted by Singapore's Parliament gives too much discretion to the justice minister as to the scope of his authority. We urge therefore that these decisions should be checked by an independent body" he added.

      One Member of Parliament, Ho Geok Choo, said that the amended article made it more like the Internal Security Act (ISA), designed to counter ordinary crime. This law adopted soon after the city state’s independence has long been used by the government to make arbitrary arrests of political dissidents.

      Parliamentarians also condemned a lack of clarity in the terms of the Act. Chee Soon Juan, secretary general of the Singapore Democratic Party said the law could be used to arrest and imprison anyone suspected of being a cyber-criminal. He added that he believed the Government was using this law as a pretext to monitor Internet use.

      The Act does not say what type of agency or organisation could be authorised by the interior minister to supervise the Internet. Nor does it explain what steps could be taken by the minister when he judges an attack to be "imminent". The law also makes no provision for any external body to verify the basis on which decisions are taken.

      Reporters Without Borders condemned similar laws adopted in the United States and in the countries of the EU after the attacks of 11 September 2001.

      The text of this release is available in English, Spanish and French on the Reporters Without Borders website at http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=272



      Version française
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      Internet sous surveillance
      13 octobre 2003


      SINGAPOUR

      Le Parlement octroie au gouvernement un pouvoir discrétionnaire pour surveiller le Réseau

      Reporters sans frontières met en garde contre les dérives ouvertes par l'amendement de la loi « sur la mauvaise utilisation de l'informatique »

      Un amendement de l'article 15A de la loi « sur la mauvaise utilisation de l'informatique » autorise désormais la surveillance complète de l'activité d'un suspect sur Internet, grâce à des logiciels de monitoring en temps réel, et permet son arrestation avant que le délit n'ait eu lieu. Les cybercriminels seront passibles de peines allant jusqu'à trois ans de prison.

      Reporters sans frontières met en garde contre les dérives ouvertes par cet amendement. « Si la lutte contre la cybercriminalité est aujourd'hui une nécessité, elle ne doit pas justifier l'octroi de pouvoirs extraordinaires aux gouvernements », a déclaré Robert Ménard, secrétaire de l'organisation. « L'amendement adopté par le Parlement de Singapour donne une marge d'interprétation trop importante au ministre de la Justice quant à l'étendue de ses prérogatives. Nous demandons donc que les décisions prises par ce dernier soient contrôlées par un organe indépendant », a-t-il ajouté.

      Selon le gouvernement, ce nouvel amendement a pour objectif de lutter contre les « attaques imminentes » pouvant nuire « à la sécurité, aux services vitaux, à la défense ou aux relations extérieures de Singapour ». Il assure également que le texte ne sera pas appliqué pour surveiller l'utilisateur normal d'Internet.

      Ho Geok Choo, membre du Parlement, affirme pour sa part que « le texte ainsi modifié se rapproche de la loi sur la sécurité intérieure (ISA) adoptée pour lutter contre la criminalité classique ». Or l'ISA, adoptée peu après l'indépendance de la cité Etat, a longtemps servi au gouvernement pour effectuer des arrestations arbitraires de dissidents politiques.

      Des membres du Parlement dénoncent par ailleurs le manque de précision des termes utilisés dans le texte de loi.
      Selon Chee Soon Juan, secrétaire général du Parti démocrate de Singapour, cette loi peut être utilisée « pour arrêter et emprisonner n'importe quelle personne suspectée d'être un cybercriminel ». Il ajoute que cette loi n'est qu'un prétexte utilisé par le gouvernement pour contrôler l'usage d'Internet.

      La loi n'indique pas quel type d'agence ou d'organisation pourra être autorisé par le ministre de l'Intérieur à surveiller le Net. Elle n'indique pas non plus les mesures qui pourront être prises par le ministre lorsque celui-ci juge « l'attaque imminente ». Le texte ne prévoit enfin aucun organe externe chargé de contrôler le bien-fondé des décisions prises.

      Reporters sans frontières rappelle qu'elle a dénoncé des lois similaires adoptées, à la suite des événement du 11 septembre 2001, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays de l'Union européenne.

      Ce texte est disponible en anglais, en espagnol et en français sur le site Internet:
      http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=272

      --
      Julien Pain
      Bureau Internet / Internet desk
      ___________________________________________

      Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
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      www.rsf.org
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