En marge de notre participation a la reunion de demain Vendredi le 13 Janvier 2006 au Departement d'Etat a 10 heures, nous vous prions de participer a une reunion ce Jeudi a 19 heures 30 au 14125 BAUER AVE., ROCKVILLE, MARYLAND afin de rediger un Memo a presenter a cette reunion en attendant qu'une Petition soit signee d'ici la semaine prochaine a ce sujet. Priere de respecter l'heure SVP.
Priere de nous transmettre vos contributions avant 19 heures.
Priere de transmettre ce message aux autres organisations, aux freres et soeurs disponibles a lutter pour notre peuple.
Merci pour votre preoccupation et contribution a la recherche de
solutions a la crise qui frappe notre pays.
Sylvain Mbuyi
301-814-9778
N.B: Directions a la reunion:
- A partir de l'autoroute 495 prendre 270 North; prendre Sortie 5 vers Rockville Metro; Droite sur Veirs Mill Road vers Silver Spring et Gauche sur First Ave qui devient Norbeck et Droite sur Bauer.
- Venant du Sud, prendre Georgia Avenue vers Nord et prendre la Droite sur Heathfield et Droite sur Bauer.
En cas de probleme appeler 301-814-9778 ou 301-871-5472
Mbuyi Tuambilangana <tuambi2000@...> wrote:
Chers freres et soeurs,
Nous referant a la situation politique
si confuse et a l'incertitute de la bonne fin de la transition avec la reponse irresponsable, partiale et complice de la Commission Electorale Dependante soutenue par les declarations imprudentes de l'Ambassadeur Americains a Kinshasa qui ne semble avoir ni respect ni pitie pour notre peuple pendant qu'il vient d'un pays hautement democratique, nous pensons qu'il est grand temps que tous les congolais se mobilisent pour defendre nos droits a nous choisir librement nos futurs dirigeants malgre la constitution de la honte ecrite par les satans pour gouverner les enfants de Dieu que nous sommes.
Concretement, nous avons ici a Washington DC une occasion d'or ce Vendredi pour denoncer devant le peuple americain epris de la justice et de l'esprit des lois, l'injustice manifeste que la communaute internationale veut encore une fois nous reserver en soutenant la marginalisation de la majorite de notre peuple au profit
de leurs interets egoistes voire de la maffia economico-financiere internationale favorable a la predation permanente de notre pays.
Pour plus d'efficacite, nous devons parler le meme langage ce jour en remettant un memo clair, coherent et precis aux chefs de Mr Roger Meece, Diplomate zele qui semble abuser de la patience du peuple Congolais. A ce sujet, il semble que la CCA (le Congres des Congolais d'Amerique) a deja un draft de memo auquel nous devons tous contribuer en l'enrichissant lors d'une reunion que nous devons absolument organiser ce jeudi a un lieu et a l'heure que conviedraient toutes les organisations congolaises opperationnelles dans la Region de Washington DC. Evitons d'aller a la guerre ou a cette table de negociation sans armes ni plan de la guerre car les declarations irresponsables precitees presagent deja une nouvelle guerre auquelle on veut encore nous imposer pendant qu'on
avait bien preche la fin de celle et le debut d'une nouvelle ere democratique dans notre pays.
Cessons de nous plaindre et allons nous exprimer ouvertement et fort devant les responsables car le CIAT qui gouverne notre pays est complice et risque de ne rien dire contraire a leur porte-parole, pourvoyeur de ballon d'oxygene que la CEI respire chaque jour sans oublier le soutien additionnel total des animateurs de la fameuse formule 1 + 4 qui travaillent nuits et jours pour revenir a la surface sous une autre forme pour continuer l'exploitation de notre peuple.
L'heure n'est plus aux contradictions ou insultes entre nous congolais en soutenant les gens qui ne meritent meme pas la moindre confiance de notre peuple pour nous gouverner en nous humiliant a la face du monde comme si nous n'avons jamais ete a l'ecole pour nous auto-gerer.
Enfin, nous lancons un appel pathetique a toutes les
organisations congolaises representes a Washington DC notamment les partis politiques, la FCE (Federation des congolais de l'Etranger, Dignity, le Congo Forum, Mamans Bondeko, Azea, Mamans Congolaises pour la Paix etc de se joindre a la CCA afin de finaliser le memo a deposer aux autorites americaines et a toute la communaute internationale.
Debout tous les Congolais car "Assez, c'est assez dit-on.
Sylvain Mbuyi
"Christine.L Iyofe K" <iyofek@...> wrote:
Remarque : message transféré en pièce jointe.
Nouveau : téléphonez moins cher avec Yahoo! Messenger ! Découvez les tarifs exceptionnels pour appeler la France et l'international. Téléchargez la version beta.To: CONGOCULTURES@... CC: CongoVista@..., lepolitiquecongordc@... From: Joseph Shoyaka-Djesa <jshoyaka@...> Date: Tue, 10 Jan 2006 15:57:28 +0100 Subject: [LEPOLITIQUECONGORDC] Etats-Unis: pas de réouverture des centre s d’enrôlement pour l’UDPS
Etats-Unis: pas de réouverture des centres d’enrôlement pour l’UDPS
*Les Etats-Unis, par la voix de leur ambassadeur à Kinshasa, se rallient à la position de la Commission Electorale Indépendante selon laquelle «/il reste très peu de temps d'ici le 30 juin prochain pour pouvoir rouvrir des centres d'inscription en faveur de tous les militants de l'UDPS/ ». Roger Meece exclut également toute possibilité de médiation du Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat) à ce sujet, même si le
diplomate américain se félicite de la décision du parti d’Etienne Tshisekedi de rejoindre le processus électoral, indique radiookapi.net*
L'ambassadeur Roger Meece se dit satisfait de la décision du président national de l’UDPS d’engager son parti dans le processus électoral. Cependant, il reste sensible aux défis que doit relever la CEI. «/Du point de vue du calendrier, il ne reste pas beaucoup de temps avant la tenue des élections générales. Nous avons déjà terminé la période de cinq mois réservée aux inscriptions électorales. Je comprends bien la difficulté de la CEI à assurer la réouverture d’autres centres d’inscription et la tenue des élections dans le délai prévu, c’est-à-dire avant le 30 juin 2006/», déclare-t-il. M. Meece dit comprendre bien la décision de la CEI. Celle-ci a laissé la porte ouverte aux candidats potentiels qui n’ont pas encore obtenu leur carte d’électeur. «/Je crois que la CEI a agi d’une façon
raisonnable au regard des difficultés et des contraintes qu’elle a/ », a-t-il ajouté. Enfin, Roger Meece exclut toute médiation que le Ciat pouvait jouer entre l’UDPS et la CEI sur la question d’enrôlement des membres de ce parti.
Le Congo, république Démocratique, riche en ressources humaines et naturelles, éclaté par la guerre économique, animée par nos voisins et certains voutours de la Communauté Internationale, a besoin de tous ses fils, pour recoller les morceaux et engager le pays dans un grand processus de Développement. C'est aussi l'engagement que se fixe le Groupe le POLITIQUE CONGO RDC, afin d'ouvrir les débats d'idées et des projets susceptibles de contribuer à la construction du Pays.
Pour la Modération : André Jr.Ussungu. Liens Yahoo! Groupes
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Emilie Kasonga
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Americans largely ignorant of humanitarian crisis in Congo
By Ben Daniel
In the war-torn Democratic Republic of the Congo, millions of people have been killed since 1998. Not since World War II has armed conflict caused such bloodshed, yet for most Americans, the Congolese war and its broad path of destruction have gone unnoticed.
According to a report recently published in the British medical journal Lancet, a civil war that has grown to include the armed forces of at least six other African nations has created a humanitarian crisis unlike any the world has seen in the last 60 years.
While some of the estimated 38,000 monthly deaths are a direct result of fighting, most are caused by the disease and deprivation that are war's
collateral damage. Outside of the region, awareness of this great tragedy is almost non-existent.
Since the end of the Cold War, Americans have been painfully unable to learn the importance of paying attention to events in Africa and, tragically, we have been willing to allow Africans to pay the cost of our ignorance. In sub-Saharan Africa, millions of people died from AIDS before the United States and the international community began seriously to address the problem. In Rwanda 800,000 Tutsis were slaughtered before Americans took note. A genocide in southern Sudan raged for years before most of us had ever heard of a place called Darfur. And now an even greater blood bath has occurred in the Congo and, for the most part, we are unaware.
The odd thing about American ignorance is that when it comes to matters of life and death as they are played out in the media, we are singularly capable of following the news.
When 12 coal miners die in West
Virginia, we are deeply concerned. When a teenager from Alabama disappears in Aruba we are rapt. When a philandering fertilizer salesman murders his pregnant wife on Christmas Eve, we know the crime in all its tawdry details.
How, then, is it possible that millions of African souls can meet an untimely demise and we have not made it our business to pay attention?
It would be easy to blame the media for our lack of knowledge. After all, we can only know the information available to us, and we can only follow the stories that are published for our consumption. And certainly the media bear some amount of blame for American ignorance of the African condition. The fact that the extent of this generation's greatest humanitarian crisis has been detailed most prominently in an English medical journal certainly must be cause for soul searching among our nation's media elite.
However, as businesses, the American media are accountable to their consumers. If,
by our consumption of news, we were to demonstrate a greater interest in the state of our world than in the romantic antics of Brad Pitt, the media would cater to our interests and we would not be so ignorant.
Ultimately, we can only blame ourselves for what we do not know. It is our responsibility to be informed and, when necessary, to demand good information from the media we consume. Only by being informed can we bear witness to the suffering of our fellow human beings in places like the Congo, and only when we have born witness can we work for change.
In this tender new year and in the years to come, we must resolve not to be so ignorant, and with our knowledge we must act as we are able to make the world safer for all of God's children.
BEN DANIEL is the pastor of Foothill Presbyterian Church of San Jose. He wrote this article for the
Mercury News.
Les observateurs s’interrogent : l’option est-elle définitivement levée pour exclure l’Udps du processus électoral ? Si tel n’est pas le cas, comment justifier les obstacles administratifs de dernière minute ? Ils viennent en effet contrarier la volonté publiquement proclamée par E. Tshisekedi et ses sympathisants de s’impliquer dans le processus électoral.
LE POTENTIEL
Alors que la réaction de la Commission électorale indépendante (Cei) à la requête de l’Udps était encore au centre des conversations, aussi bien dans des salons huppés de
la capitale que dans les rues de tous les centres urbains du pays, le propos de l’ambassadeur américain, Roger Meece, est venu amplifier la controverse. Bien plus, ces propos contredisent la position du Ciat. C’est ainsi que dans ces milieux, il nous revient que ces déclarations ne constituent que la position de Washington et non du Ciat ou de la Monuc.
Le soutien apporté à la déclaration mi-figue mi-raisin de la Cei par le représentant de la Maison Blanche en République démocratique du Congo est au centre d’un vaste malentendu. Et pour cause. Les impératifs financiers et les contraintes du calendrier électoral évoqués pour justifier la non réouverture des bureaux d’enrôlement en faveur de tous les retardataires passent, aux yeux des observateurs, pour des échappatoires.
Les analystes notent que, contrairement à l’Udps qui sollicitait l’ouverture de quelque quatorze (14) bureaux d’enrôlement pour enregistrer non seulement ses militants mais aussi d’autres compatriotes
empêchés au premier passage, la Commission électorale indépendante, selon les indiscrétions parvenues à la rédaction du Potentiel, compte en ouvrir des dizaines de bureaux !
100 BUREAUX A OUVRIR
Il convient de remarquer que le choix des emplacements de la centaine de bureaux n’est pas innocent. Selon les sources qui se sont confiées au journal, le Bureau national d’opérations électorales (Bno), en fait la coordination de la Cei, envisagerait d’installer ces bureaux d’enrôlement dans des ‘zones où sévissait l’insécurité’ ainsi que dans ‘des territoires auxquels les agents recenseurs n’avaient pas accédé’ pour des raisons de logistique ou d’impraticabilité des voies de communication. L’ouverture de ces bureaux serait projetée vers le 15 janvier 2006.
Jamais un sans deux, dit-on. Une rumeur, à vérifier, laisse entendre que des chefs coutumiers venus des provinces auraient été reçus à Kinshasa pour s’entendre promettre l’ouverture des bureaux d’enrôlement dans leur
entité, quitte à eux d’aider les agents enrôleurs à ‘sélectionner’ les candidats à l’enregistrement. Ceci relève-t-il de l’intox ou de la manipulation ? Les prochains jours nous édifieront.
Après tout, ce dossier n’est pas aussi simple qu’il paraît à première vue. Entre les prétextes semblables énoncés par la Cei ainsi que les propos de l’ambassadeur américain et l’information que Le Potentiel livre ci-dessus, il y a lieu de s’interroger. Où sont passés les contraintes du calendrier et les impératifs budgétaires ? Pourquoi n’entrevoit-on pas l’ouverture de bureaux à Kinshasa et ailleurs ? Qui veut-on pénaliser ? Que cherche-t-on ?
Quoi qu’il en soit, une chose est désormais sûre : la déclaration précipitée du président de la Commission électorale indépendante et ses entourloupettes finissent par jeter un discrédit sur le Pouvoir organisateur des élections. En outre, ses prises de position à l’emporte-pièce et le relais dont elles bénéficient dans certaines
chancelleries démontrent à suffisance l’absence de son indépendance, l’inféodation à certaines officines. C’est bien dangereux pour le processus. Très risqué aussi pour l’acceptation des résultats électoraux.
FIXER LE PEUPLE
Il serait naïf de penser que la problématique de l’ouverture des bureaux d’enrôlement n’intéresse que l’Udps et E. Tshisekedi. La vérité est que le moment est venu pour exiger de la Commission électorale indépendante de fixer l’opinion publique sur le sort des Congolais qui viennent de bénéficier de l’amnistie ainsi que de nombreux jeunes qui ont atteint l’âge de 18 ans après le début de la campagne d’enrôlement en juin dernier 2005. Seront-ils à jamais exclus du jeu politique de 2006 ? Le peuple a le mérite de le savoir. Car, il voit mal comment l’ Union européenne qui a consenti de sacrifices financiers énormes soutiendrait un processus électoral non inclusif.
Faut-il alors institutionnaliser l’exclusion, en faire la doctrine politique de
la 3ème République ? Et pourtant, l’histoire et l’expérience nous apprennent que c’est totalement contre-productif. Nous usons de cet euphémisme pour masquer l’image de l’instabilité qui a caractérisé la stagnation de la Rdc en 45 ans d’indépendance.
Toutes considérations faites, il appartient à la Commission électorale indépendante de jouer franc jeu avec les Congolais afin de sécuriser tous les acteurs politiques. La communauté internationale a consenti d’énormes sacrifices à cet effet. L’échec n’est pas permis et nous continuons à croire que la Monuc poursuivra cet élan de négociations pour un processus électoral réellement inclusif.
To live a creative life, we must lose our fear of being wrong. I can think of no greater honor than to help others fight to survive.
Emilie Kasonga
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Malaise à l’Udps : éclatement d’une fronde opposant deux camps dressés l’un contre l’autre
Le climat n’est plus serein depuis quelque temps au sein du parti de l’opposition radicale Udps miné par le malaise du désarroi autour de l’implication de plus en plus hypothétique de cette formation politique dans le processus électoral au risque de lui faire rater le positionnement dans les institutions de la prochaine troisième République. Des agitations en tous sens sont observées au sein du parti où la fronde bat le plein avec la diabolisation de plus en plus remarquée des ténors affichés des tendances en lutte d’influence
Kinshasa , 11.01.2006 | Politics
Lundi dernier, les membres du comité national de l’Udps venaient à peine de démarrer leur plénière lorsque le portail de la permanence du parti a été ébranlé. Il était 16h 30’. C’était la 1ère vague de combattants venus exprimer leur mécontentement à Mubake et sa bande sur le dossier « Masamba ». Dans leurs cris distillés à tue-tête, ils scandaient « Masamba démission ».
Renseignements pris, avant d’atteindre la permanence, ces combattants étaient déjà à la résidence du secrétaire général où ils ont fait entendre toutes sortes de menaces alors que Masamba était en réunion avec ses membres. Après qu’ils se soient retirés, le secrétaire général, qui avait libéré ses collaborateurs, a
vite fait de vider le lieu, lui et sa femme.
Les combattants qui ont constitué la 2ème vague ont été très expéditifs car le portail de la résidence du secrétaire général a été vite détaché de ses gonds.
Entre-temps, le bruit que faisaient ceux qui étaient à la permanence était tellement fort que les éléments de la police se sont amenés et ont procédé à quelques arrestations. Toutefois, révèle une source proche de ce parti, Masamba, informé de ce qui s’est passé après lui n’avait pas trouvé opportun que la police procède à des arrestations. Par contre, les membres du comité national avaient estimé que ces arrestations étaient nécessaires pour sécuriser le secrétaire général.
Le péché de Masamba
Les combattants de l’Udps en ont marre de leur secrétaire général. Ils en ont tellement marre de son comportement qu’ils exigent sa démission hic et nunc. Mais que lui reprochent-ils ?
D’après notre source, il est reproché au secrétaire général de
l’Udps d’engager le parti auprès des tiers sans en avoir au préalable informé la direction politique. Le cas le plus illustratif est celui de sa correspondance adressée à la Cei, révèle notre source.
Alors que dans son message de vœux, le parti, à travers son président national, E. Tshisekedi s’adressait au Ciat pour des mécanismes quant à l’implication de l’Udps, Masamba, qui a exploité le message de son Président s’adressera lui à la Cei.
Toujours selon notre source, les combattants trouvent ce comportement très léger et considèrent que le secrétaire général de l’Udps est une taupe, un traître. Ils en appellent ainsi au comité national que dirige Valentin Mubake de tirer cette situation au clair, conformément aux prescrits de l’article 103 des statuts de leur parti.
Tout est question de temps pour que la sérénité revienne dans ce parti.
Deux camps dressés l’un contre l’autre
Depuis bientôt deux ans, la situation n’est pas au beau fixe dans
le parti d’Etienne Tshisekedi. Du limogeage de Dr Phongo, alors secrétaire général au rejet de la requête par le bureau de la Cei, le parti a connu quelques déboires, lesquels loin d’être un fait de hasard, traduisent à peu près exactement le thermomètre de ce « grand » parti. Ça ne va pas tout à fait bien au sein de l’Udps où les membres s’observent en chiens de faïence.
Le 2 avril de l’année dernière, le comité national de l’Udps était convoqué en ses¬sion extraordinaire à l’issue d’une allocution faite par le président national de ce parti, E. Tshisekedi. Au nombre des objectifs assignés à cette session figurait le problème de l’élection du secrétaire général et de ses adjoints.
De sources proches de ce parti nous apprenons que si tous les autres points qui étaient inscrits à l’ordre du jour étaient traités, n’en a pas été question de ce problème crucial. Valentin Mubake, président de cette structure, n’a pas su comment poser ce problème, soupçonné et condamné par
la bande à Masamba de déstabiliser le parti et surtout d’en vouloir au secrétaire général.
Les détracteurs, de Masamba de leur part font pression sur Valentin Mubake d’inscrire à l’ordre du jour la question de l’élection du secrétaire général. Deux camps se dressent ainsi et font que les deux collaborateurs immédiats du « lider maximo » passent pour des frères ennemis.
Mission dure pour Mubake
Au moment où nous publions ces lignes, le comité national de l’Udps est en session depuis quelques 5 jours. Et comme on pouvait s’y attendre, la langue de Mubake est lourde quant à inscrire l’élection du secrétaire général à l’ordre du jour. « En le faisant, la bande à Masamba va penser que je j’ai fait parce qu’on pense que je suis contre ce dernier », raisonné Valentin Mubake.
Et pourtant, l’élection du secrétaire général est une disposition de l’article 103 des statuts de l’Udps qui stipule qu’une fois le comité national mis sur pied, il doit procéder à
l’élection du secrétaire général et de ses 3 adjoints. Sa mission est dure, il faut le reconnaître. Puisqu’on donne du temps au temps, ce problème ne sera pas résolu et la situation au sein du parti empire. Il faut une thérapeutique urgenté. D’où viendra-t-elle ?
Si le parlement du parti ne cesse pas de tergiverser, l’on pense que la solution magique pourra venir du président Tshisekedi lui-même. Pour le grand bien de tous ceux qui croient encore en ce parti.
V. Wakudinga | L’Observateur
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A propos des déclarations de l’Ambassadeur des Usa à Kinshasa
Et si les intérêts économiques américains menaçaient la démocratie en Rdc…
Par Le Potentiel
Les déclarations de l’ambassadeur américain, Roger Meece lors de sa rencontre avec la presse kinoise suscitent encore de nombreuses interrogations dans les milieux politiques congolais. Réagissant au rejet par la Cei de la requête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), parti d’Etienne Tshisekedi, relative à la réouverture des centres d’inscription pour l’enrôlement de
ses électeurs, Roger Meece a soutenu la position de Malu Malu, président de la Cei. A cet égard, certains observateurs de la scène politique congolaise s’interrogent sur les motivations cachées de Roger Meece alors que le Ciat avait initié des négociations avec l’Udps pour qu’il intègre le processus électoral. Pourquoi saluer à la fois l’implication de l’Udps et le refus de la Cei de ne pas rouvrir les bureaux d’enrôlement?
A ce sujet, les observateurs avisés de la scène politique expliquent cette attitude ambiguë de par la défense des intérêts miniers des sociétés américaines qui seraient plus importants que la démocratie à octroyer au peuple congolais.
Les Etats- Unis n’ont pas d’amis, disent-ils. Ils n’ont que des intérêts à défendre. Telle est la leçon que toute personne qui voudrait comprendre les relations internationales devrait à tout prix intégrer dans ses analyses.
Depuis son indépendance, la Rdc est toujours au centre des grands enjeux économiques
mondiaux. Les sociétés multinationales continuent, par le biais de leurs gouvernements, à influencer la politique interne de la Rdc. En 1960, le discours du monde libre contre l’expansion du communisme international avait masqué les guerres économiques que se livraient le bloc capitaliste et communiste. Avec la fin de la guerre froide, le masque est tombé. Tous les pays développés ou industrialisés sont motivés par la défense de leurs intérêts économiques. Le rapport des experts de l’Onu sur les enjeux économiques, causes principales des guerres en Rdc, sont éloquent. Les contrats miniers que le gouvernement de Kinshasa vient de signer avec certaines sociétés américaines peuvent-ils expliquer cette controverse sur l’implication de l’Udps dans le processus électoral ! D’où cet adage que d’aucuns avancent : «Mieux vaut faire avec ceux que l’on connaît que tomber dans l’inconnu». Ils affirment que l’attitude des Américains n’est pas différente des autres pays ayant des intérêts au
Congo. « Si je le ne fais pas, l’autre le fera à ma place».
La balle est dans le camp des Congolais qui n’arrivent pas encore à saisir la subtilité de la politique internationale. Le discours sur la démocratie n’est que de la poudre aux yeux : intérêts économiques et démocratie ne font pas bon ménage. Si les élites politiques et leurs partis ne s’organisent pour défendre les intérêts nationaux, on aura beau accuser les Américains ou les autres, cela n’apportera aucun changement dans les attitudes des sociétés étrangères à l’égard de la République démocratique du Congo. Il faut tenir compte de la nouvelle donne internationale : la mondialisation de l’économie.
Sinon, comment expliquer ce discours ambiguë : «personne ne doit exclure personne, personne ne doit s’exclure». Entre-temps, tout est fait pour que l’Udps soit exclue du processus électoral.
WA MUTSHIMBAYI
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Chronologie des évènements politiques en Rd-Congo de mai 1997 à nos jours
Les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) menés par Laurent-Désiré Kabila et soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, prennent Kinshasa, la capitale du Zaïre, le 17 mai 1997, forçant le président Mobutu Sese Seko à l’exil.
28 mai 1997 - Laurent-Désiré Kabila s’autoproclame président du Zaïre et rebaptise le pays République démocratique du Congo (RDC). 3 août 1998 - Des officiers tutsis congolais et des soldats rwandais, soutenus par le Rwanda ex-allié de l’AFDL, se
révoltent contre le président Laurent-Désiré Kabila.
4 août 1998 - La RD Congo accuse le Rwanda d’être l’instigateur de la rébellion militaire de la veille.
8 août 1998 - Laurent-Désiré Kabila, rencontre le président rwandais Pasteur Bizimungu et d’autres dirigeants de la région à Victoria Falls, Zimbabwe, sans parvenir à un accord.
16 août 1998 - La rébellion forme une coalition politico-militaire, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dirigée par Ernest Wamba dia Wamba. Six pays entrent en guerre sur le sol congolais: les rebelles congolais sont soutenus par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi ; L-D Kabila, soutenu par les Maï-Maï, s’allie à l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe (et le Tchad qui se retire rapidement des combats).
10 juillet 1999 - Un cessez-le-feu est signé à Lusaka (Zambie), entre les six pays impliqués dans la guerre en RDC: République Démocratique du Congo, Angola, Namibie, Zimbabwe, Rwanda et Ouganda. Cependant, le cessez-le-feu ne sera jamais appliqué! Combats et massacres continuent.
Août 1999 - Affrontements entre le Rwanda et l’Ouganda qui se disputent le contrôle de la ville de Kisangani (Province orientale), plaque tournante du marché du diamant.
30 novembre 1999 - La résolution 1279 du Conseil de sécurité de l’ONU autorise la création de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC).
24 février 2000 - Par la résolution 1291 du Conseil de sécurité, l’ONU approuve l’envoi de 5 537 hommes pour faire respecter le cessez-le-feu du 10 Juillet 1999.
16 juin 2000 - Résolution 1304 de l’ONU ordonnant le retrait de toutes les troupes étrangères du territoire congolais sans fixer de date limite.
16 janvier 2001 - Laurent-Désiré Kabila, est assassiné à Kinshasa par un de ses gardes du corps.
17 janvier 2001 - Joseph Kabila est nommé chef de l’Etat.
29 mars 2001 - La MONUC déploie son premier contingent dans l’est, en territoire rebelle, et le 4 avril en zone gouvernementale.
15 octobre 2001 - Ouverture officielle du dialogue intercongolais à Addis-Abeba, en Ethiopie. Ce forum réunit 80 délégués représentant le gouvernement congolais, les rébellions (MLC, RCD, RCD-ML), l’opposition politique et la société civile. Il doit régler le volet
politique de l’accord de Lusaka dont le cessez-le-feu n’a pas été respecté depuis juillet 1999. Mais il est immédiatement interrompu pour ne reprendre qu’en février 2002.
25 février 2002 - Ouverture de négociations à Sun City (Afrique du Sud), sous la médiation de Ketumile Masire. Quelque 300 délégués sont réunis pour élaborer un accord sur le régime de transition à mettre en place avant les élections. Un accord partiel de partage du pouvoir est conclu. Il n’est pas signé par le RCD-Goma et plusieurs partis d’opposition radicale.
30 juillet 2002 - Accord entre la RDC et le Rwanda signé à Pretoria (Afrique du Sud). Le président rwandais Paul Kagamé s’engage à retirer ses 30 000 soldats de la RDCongo en échange du désarmement, du regroupement et rapatriement par le gouvernement congolais des rebelles extrémistes hutu rwandais (ex-Forces armées rwandaises et
milices Interahamwé responsables du génocide de 1994) repliés en RDC.
6 septembre 2002 - Accord entre la RDC et l’Ouganda signé à Luanda (Angola) pour le retrait total des troupes ougandaises du nord-est du territoire.
5 octobre 2002 - Fin du retrait des troupes de l’Armée patriotique rwandaise (APR).
30 octobre 2002 - Fin du retrait des troupes angolaises, namibiennes et zimbabwéennes, alliées au gouvernement congolais.
17 décembre 2002 - Poursuite du dialogue intercongolais à Prétoria sous la médiation de l’ONU et de l’Afrique du Sud : l’accord de cessez-le-feu de Lusaka de juillet 1999 est complété par un accord politique global sur le partage du pouvoir pendant une période de transition de deux ans entre Joseph Kabila et
quatre vice-présidents émanant des quatre composantes des négociations ouvertes depuis octobre 2001 : le gouvernement, les deux principaux mouvements rebelles (MLC et RCD-Goma), l’opposition non armée et la société civile. Des élections générales auront lieu après la période de transition.
2 avril 2003 - Clôture et signature de l’»accord global et inclusif» du dialogue intercongolais à Sun City (Afrique du Sud).
4 avril 2003 - Promulgation de la Constitution de transition.
7 avril 2003 - Le président Kabila prête serment sur la nouvelle Constitution.
15 avril 2003 - Mise en place de «l’administration spéciale intérimaire de l’Ituri».
7 mai 2003 - Fin du retrait des
troupes ougandaises de Bunia. L’Ouganda maintient cependant des soldats dans d’autres poches de combats en Ituri.
30 mai 2003 - Par la résolution 1484 adoptée par le Conseil de sécurité, l’ONU décide la création d’une force multinationale d’urgence en Ituri pour sécuriser Bunia. Elle est déployée par l’Union européenne et placée sous commandement français (effectifs : 1 850 hommes de neuf pays, en majorité français). Nom de code : Artémis. L’opération débute le 6 juin 2003 et prend fin le 1er septembre 2003.
30 juin 2003 - Nomination d’un gouvernement de transition en RD Congo selon l’accord conclu à Prétoria le 17 décembre 2002. Dirigé par le chef de l’Etat Joseph Kabila assisté de quatre vice-présidents, le gouvernement d’union nationale où sont représentées toutes les composantes du dialogue intercongolais (gouvernement, MLC, RCD, société civile et
opposition politique) est chargé de préparer des élections libres dans un délai de deux ans.
17 juillet 2003 - Prestation des quatre vice-présidents, Abdoulaye Yerodia Ndombasi (composante gouvernementale), Azarias Ruberwa (ex-rébellion soutenue par le Rwanda), Jean-Pierre Bemba (ex-rébellion soutenue par l’Ouganda) et Arthur Z’ahidi Ngoma (opposition politique).
14 mai 2004 - Six des sept groupes armés opérant en Ituri signent l’ «Acte d’engagement de Kinshasa» par lequel ils s’engagent à déposer les armes.
16 mai 2004 - Le gouvernement congolais nomme les nouveaux gouverneurs et vice-gouverneurs des onze provinces. La restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire est une composante majeure du processus de réconciliation en cours en RDC.
26 mai-9 juin 2004 - Dans la région de Bukavu, au Sud-Kivu, de violents affrontements éclatent entre les Forces armées de la RD Congo (FARDC) et deux groupes de soldats dissidents dirigés par deux chefs rebelles, le général Laurent Nkunda et le colonel Jules Mutebusi, issus de la communauté banyamulenge. Les dissidents chassent l’armée régulière de Bukavu le 2 juin.
3-4 juin 2004 - Des manifestations et pillages, faisant 12 morts, ont lieu à Kinshasa, Kisangani et d’autres villes de la RDC contre les bâtiments de la MONUC pour dénoncer la prise de Bukavu par les soldats dissidents.
9 juin 2004 - Les troupes dissidentes quittent Bukavu, sous la pression de la Monuc et des médiateurs internationaux
13 juillet 2004 -
L’administration du district de l’ Ituri s’installe à Bunia, en remplacement de l’administration spéciale intérimaire mise en place le 15 avril 2003.
13 août 2004 - Au Burundi, dans le camp de réfugiés de Gatumba, près de la frontière avec la RD Congo, massacre de 159 Banyamulenge par des rebelles hutu burundais des Forces nationales de libération (FNL), venus de leurs bases arrière situées en RDC. Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, ex-rébellion) d’Azarias Ruberwa suspend pendant dix jours sa participation aux Institutions de la transition.
1 octobre 2004 - Le conseil de Sécurité, par sa résolution 1565 (2004), augmente l’effectif de la Monuc et renforce son mandat en vertu du Chapitre VII de la Chartes des Nations Unies.
10 janvier 2005 - Une manifestation de protestation à Kinshasa
contre un éventuel report des élections fait au moins quatre morts.
25 février 2005 - Un convoi de la MONUC est attaqué aux environs de Bunia, en Ituri, par des miliciens du Front des nationalistes intégrationnistes, ethnie Lendu majoritaire (FNI) causant la mort de neuf casques bleus bangladais venus protéger un camp de 8 000 réfugiés qui subissent les exactions des rebelles depuis plusieurs semaines. L’aide humanitaire est suspendue et le gouvernement congolais envoie 3 000 soldats supplémentaires en Ituri.
29 mars 2005 - Par la résolution 1592 du Conseil de sécurité, le mandat de la MONUC est prolongé jusqu’au 1er octobre 2005.
30 mars 2005 - Les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), impliqués dans le génocide de 1994 et dans la guerre qui ravage le
Kivu où ils sont réfugiés depuis 1994, annoncent leur intention de cesser la lutte armée contre le pouvoir tutsi rwandais.
18 avril 2005 - L’embargo sur les armes est étendu à l’ensemble de la RD Congo par la résolution 1596 du Conseil de sécurité. L’embargo, décidé le 28 juillet 2003 par la résolution 1493 du Conseil de sécurité, frappait les armes à destination du Nord et du Sud Kivu.
16 mai 2005 - Adoption solennelle du projet de Constitution de la 3ème République par le Parlement.
30 juin 2005 - Plusieurs personnes ont été tuées ou blessées, à Kinshasa et dans d’autres villes de la RDC, quand la police a réprimé une série de rassemblements de l’opposition contre la prolongation de la transition.
9 juillet 2005 - Un meeting autorisé par le
Gouvernorat de Kinshasa, suite à la demande de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), parti de l’opposition, et ce conformément à la législation en vigueur, s’est déroulé dans le calme et le respect de la loi organisé.
Tiré du service de presse de la Monuc
To live a creative life, we must lose our fear of being wrong. I can think of no greater honor than to help others fight to survive.
Emilie Kasonga
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Le système financier international cultive ses propres valeurs. Cadrant avec une logique qui ne rencontre pas généralement les aspirations profondes des peuples. Surtout ceux dits des pays pauvres.
Au-delà de la collusion avec des dirigeants locaux, on constate que tout est question d’intérêts en jeu. Ceux-ci commandent plus que jamais les comportements et les modulent en fonction de certaines convenances.
Un moindre dysfonctionnement ne se pardonne. Des exemples
sont légions dans l’Afrique contemporaine. Où l’on a assisté à la chute des dictateurs que l’on croyait voués à l’éternité.
Au bout du compte, ce jeu du chat et de la souris a dévoilé tous ses mystères. Car une fois fini, l’intérêt des dictateurs tombaient tels des fruits mûrs. Surtout que nul instinct d’émancipation ou de mise en péril des intérêts du puissant protecteur ne puisse être esquissé.
S’expliquent ainsi des revers récurrents qui émaillent la politique en Afrique noire. Et dans ce jeu, les peuples sont toujours de grands perdants. Car maintenus hors du système. Ce qui se passe au Tchad est plus que révélateur à ce sujet. La dictature de Idriss Deby a survécu à beaucoup d’ouragans, avec l’aide des partenaires étrangers.
Cela aussi longtemps que les intérêts de ces derniers étaient saufs. Depuis, les relations ente les autorités de N’Djamena et la Banque mondiale ont tourné au vinaigre.
L’institution financière internationale vient de geler des
fonds destinés à ce pays qui croyait avoir agi dans les limites de sa souveraineté en décidant de disposer à sa guise du quota des revenus pétroliers alloué aux générations futures.
Même si quelque part, il y a discordance, les dirigeants africains n’ont jamais compris que leur allié le plus fidèle, c’est le peuple. A qui ils doivent rendre compte, respecter et honorer les exigences. En effet, les autres appuis les quittent une fois que l’intérêt n’existe pas. Et cela après les avoir pressurés et pressés comme du zeste de citron.
Sûrement que les dernières évolutions politiques au Tchad amèneront nombre d’entre eux à un réajustement, susceptible de les rendre plus proches de leurs peuples. L’argent aura alors servi à entretenir les peuples dans des conditions propices au progrès et au développement ainsi qu’à consolider des régimes en pleine démocratisation.
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Emilie Kasonga
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L’ambassade des Usa dénonce les organisateurs de fausses conférences
Par Le Potentiel
La section consulaire de l’ambassade des Etats-Unis souhaite mettre en garde tous ceux travaillant pour des organisations non gouvernementales et autres organismes caritatifs de l’augmentation d’invitations à des conférences ou réunions offertes par des organisations frauduleuses.
L’invitation frauduleuse informe le récipiendaire qu’il est assuré de recevoir un visa visiteur américain pour prendre part à la conférence moyennant un transfert par téléscripteur de frais
d’inscription substantiels ou du paiement de chambres dans un hôtel en cours de route. Ceci est absolument faux; les visas ne peuvent être garantis ou assurés de cette façon. Aucune organisation, même si elle est légitime, ne peut acheter des visas américains pour les distribuer aux participants d’une conférence.
Dans certains cas, ces organisations frauduleuses qui sponsorisent ces fausses conférences ont des noms ressemblant à des organisations non-gouvernementales réelles et légitimes. Dans d’autres cas, les organisateurs se présentent faussement comme membres d’une organisation non-gouvernementale américaine. La plupart de ces offres ou invitations frauduleuses sont envoyées par e-mail.
Récemment, les membres d’un organisme caritatif ont payé 600 dollars chacun pour deux nuits dans un hôtel de Dubaï en échange de billets d’avion gratuits et de leur inscription à une conférence aux Etats-Unis. L’organisateur de la conférence était, malheureusement, frauduleux.
Aucune conférence ne se tenait aux Etats-Unis et l’hôtel légitime à Dubaï n’a reçu ni paiement, ni réservation pour le séjour des participants.
Un autre groupe de jeunes gens ont payé chacun 200 dollars pour participer à une conférence sur l’environnement en Alaska (Etats-Unis). Les membres du groupe avaient reçu des e-mail des organisateurs leur expliquant comment obtenir des visas américains. Le nom de l’organisateur semblait être celui d’organisation légitime de protection de la nature, mais il n’y avait pas de conférence. Comme dans le cas précédent, ces personnes n’ont pas pu récupérer leur argent.
Comment éviter d’être victime de tels imposteurs? Ci-après une liste de questions à poser avant de répondre à toute offre de participation à des conférences aux Etats-Unis. Comment puis-je contacter les organisateurs de la conférence?
La plupart des organisations légitimes aux Etats-Unis ont une adresse e-mail et un site Internet finissant par org. ou gov. Si
l’invitation mentionne un site Internet, naviguez-y pour trouver des informations sur la conférence et sur les conférences antérieures. Si une autre adresse e-mail figure sur le site, envoyez un e-mail comprenant des questions sur « l’organisation et sur la conférence.
D’autres adresses e-mail et de sites Web peuvent se terminer par.com. L’adresse e-mail et le site Internet après le symbole @ devraient être les mêmes, i.e. www.state.gov et AEKinshasaConsular(@)state.gov. Les adresses e-mail finissant par .fr sont utilisées par les organisations des pays francophones et non pas aux Etats-Unis. Les organisations frauduleuses peuvent inclure .gov ou .org. Mais pas à la fin de leur site Internet ou de leur e-mail.
QUELS FRAIS UNE CONFERENCE LEGITIME ME DEMANDERAIT-ELLE DE PAYER?
La plupart des conférences légitimes n’exigent que des frais d’inscription modiques payables d’avance, bien que les participants puissent avoir à payer une somme plus importante dès leur
arrivée à la conférence ou quelques semaines avant le début de celle- ci (et dès que la personne concernée a obtenu son visa).
La plupart des conférences légitimes proposent aux participants de séjourner dans un hôtel situé dans la ville où la conférence se tient. On ne demande jamais aux participants de descendre dans un hôtel bien particulier, ou dans un hôtel qui ne se trouve pas dans la même ville ou dans le même pays que la conférence.
La plupart des conférences légitimes offrent aux participants l’opportunité d’effectuer les paiements requis par carte de crédit. Même si vous ne possédez pas de carte de crédit, méfiez-vous des conférences qui n’acceptent que les transferts d’argent par téléscripteur comme mode de paiement.
Comment obtiendrai-je mon visa pour voyager aux Etats-Unis afin de participer à une conférence légitime?
La première étape du processus de dépôt d’une demande de visa visiteur temporaire américain ne démarre que quand le demandeur
contacte la section consulaire de l’Ambassade Américaine. Chaque demandeur remplit et signe son formulaire de demande de visa, fournit une photo, paie les frais requis avant d’être interviewé individuellement. Les frais relatifs à l’interview et à l’octroi du visa sont payés directement au personnel consulaire officiel au sein de l’Ambassade, jamais à des organisateurs externes. Les organisateurs de conférences sont dans l’impossibilité d’obtenir un visa pour qui que ce soit sans que le demandeur n’ait un entretien personnel et ne signe sa propre demande de visa. Pour tout renseignement complémentaire relatif à l’obtention de visa de séjour temporaire aux Etats-Unis, consultez la notice d’information auprès de la section consulaire de l’ambassade américaine à Kinshasa, entrée en face de la Résidence Ste Anne, ou le site Web de l’ambassade www.Kinshasa.usembassy.gov.
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Emilie Kasonga
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A movement by women in Congo fights stigma associated with rape By Shashank BengaliKnight Ridder Newspapers
TCHOMIA, Congo - Vani Dikanza was running for her life through the wooded civil war battlegrounds of northeast Congo when five armed militiamen snared her. For the next several weeks she was their slave, made to carry their belongings and, she said, raped repeatedly.
When the quiet 18-year-old finally escaped and found her husband at a refugee camp in Tchomia last January, she feared that he would leave her, the fate of so many other rape victims in a war-scarred society that often views the crime as the woman's fault.
But a small group of female community leaders in Tchomia counseled Dikanza and her husband, Gilbert Gusapa. They told how medication could lessen her pain, advised her on how to
avoid being attacked again and lectured him - sometimes sternly - on the need to remain loyal.
Today, the couple is still together, sharing a tiny wooden hut in a refugee camp in Tchomia, a grim lakeside town thick with the smell of fish. Gusapa sounded slightly chastened when he described what the women's committee had taught him about his wife's rape.
"It didn't happen because my wife was lacking. It was an accident," said Gusapa, 39. "The women taught us not to hate each other." These women are part of a growing movement of female community leaders who, with support from international donors, are fighting the stigma long associated with rape in northeast Congo, where a violent, ethnically driven conflict has raged for much of the past decade. In the war, which only now is abating, rape has been a weapon as vicious as the automatic rifle and the machete, used to terrorize the women of enemy ethnic groups and to
gratify combatants. Since fighting broke out in 1997, fighters from an array of armed groups have violated tens of thousands of women and girls - some as young as 3 - without fear of punishment.
The victims are left with a litany of maladies, including AIDS and vaginal fistula, a tearing of the vaginal tissue that's more common in childbirth. They are also left, in many cases, to fend for themselves, abandoned for the perceived shame they've brought to their families and forced to live alone in destitution.
But as peace slowly takes hold in northeast Congo, in dozens of towns and villages, groups of well-respected women have formed what are known in this French-speaking country as comites de vigilance - vigilance committees - that provide perhaps the only social safety net for rape victims.
The committee members, many of them matrons and schoolteachers, use loudspeakers in town squares to urge victims to come
forward. They provide psychological counseling and opportunities to do odd jobs, such as gardening and baking, to help reintegrate women into the community, earn them a bit of money and rebuild their self-esteem. If the rape occurred within 72 hours, they help get the victim to the nearest health clinic - sometimes a day's drive away or farther - for post-contact treatment against HIV and other sexually transmitted infections.
They also work with the victims' husbands and families, trying to promote sensitivity to sexual violence. This is the toughest task. In Congo, as in many African countries, rape is such a taboo subject that women who dare to identify themselves as victims can be immediately ostracized.
"People say that she is dirty, that she is not fit for society," said Beatrice Kuba Mbadusi, a small, sprightly schoolteacher and member of a women's committee in Bunia, the largest town in northeast Congo's
Ituri region.
"They say she has lost her dignity. They don't realize that the woman is the victim."
The counseling can take several weeks. In some cases the husbands are hostile, especially when the women were held for several months or bore children because of rape.
"The worst cases are those of long detention, when the woman has been taken by force and spent four or six months as a captive," Mbadusi said. "The husband will just say that he doesn't know the woman anymore, where she was, what she did.
"Most of them become sensitized. But many of them just want to continue the African custom" of shunning the victim.
If the men listen, Mbadusi said, it's because the committees are forceful, and because the small jobs they find for victims are often their families' only source of income. Most men are unemployed. Dikanza, who spends a few hours a week baking cakes, said, "Without that I couldn't do
anything."
The deeper scars that rape left in this region will be much harder to heal. Madeleine Borive, 45, who spent two months in the captivity of five militiamen and now feels too weak to work, struggled to describe how she was repeatedly gang-raped.
"I cannot forget it," said Borive, whose coppery skin hung loosely on her thin frame. "They told me, `Let's go to sleep,' and they took me into a small house. One after the other. I was just used as a toy." After she was let free and found her way to Tchomia, Borive said the committee spoke with her and her husband of 12 years, Louis Dheli. They gave her medicines, though she didn't know exactly what they were.
She and Dheli are still together.
"I just accepted her," said Dheli, 50, a reed-thin fisherman. "I couldn't do otherwise. It was not her fault."
The committees are trying to provide some solace in a country in which justice through legal
channels is a pipe dream. The civil war that's killed 4 million people since 1997 also has destroyed Congo's judicial system and built a culture of impunity.
In a report last March, New York-based Human Rights Watch documented a host of obstacles that rape victims face in bringing cases to court, including flimsy laws, lack of protection for victims and the unwillingness of Congolese military and government officials to take rape charges seriously.
This year Congo will hold its first free elections since 1960, but it may be many years before its women - long denied basic rights - will feel comfortable turning to the courts for justice.
"There are certain aspects of Congolese society that encourage sexual violence," said Julie Caron of the Ituri office of Cooperazione Internazionale, an Italian charity that's helped establish several vigilance committees in the Ituri region. The project has been funded in part by
the U.S. Agency for International Development.
Even as violence has diminished in Ituri, Caron said, she sees 300 to 400 new rape cases every month. The perpetrators are everywhere: bandits, holdouts from ethnic militias, ex-combatants now integrated into the Congolese army and husbands themselves.
Women remain at risk in doing their traditional household duties, such as fetching water and wood. The committees counsel women not to leave their villages alone or after dark.
"Most of them (men) are still doing what they were doing during the war," said Jeanne Ukura, 41, a member of Tchomia's vigilance committee. "They have the same habits. They only know about violence."
Après Kasavubu (Joseph), Mobutu (Joseph-Désiré), Kabila (Laurent-Désiré) et Kabila (Joseph), à qui demain le Mont Ngaliema? MONTAGE PHOTO LE SOFT INTERNATIONAL.
Juin 2006, arrêt terminus
MISE EN LIGNE LE 10 JANVIER 2006 | «LE SOFT INTERNATIONAL» N°844 | ÉDITION INTERNATIONALE. ÉDITO DE T. KIN-KIEY MULUMBA. Tout a un début. Kasavubu, Lumumba, Mobutu, Kabila, Père et Fils. Chacun a
eu son temps de gloire. Un jour arrive la fin. Comme voyager à bord d’un train, vient le terminus. Le conducteur lance: tout le monde descend. Le train doit repartir... avec d’autres. Que va faire l’Occident à Kinshasa? Voyons Monrovia... Il choisira son homme - ou sa femme. Et repartira.
Ils auraient voulu continuer à jouer les prolongations, le jeu qu'ils affectionnent, à l’infini - pourquoi pas! - ou se payer un dernier tour de piste. Ceux qui paient commandant, ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ayant mis la CÉI hors de l’emprise - financière s’entend - d’un régime 1+4 éléphantesque et boulimique - un personnel pléthorique de 1.000 membres nourris, logés, véhiculés par l’Occident - celui-ci a mis et maintenu haute la bride. Il n’a eu de cesse de montrer du doigt le chemin à prendre, d’encadrer - un euphémisme - la marche à entreprendre, de répéter à satiété le cap à mettre voire de hausser le ton quand c’était nécessaire. Eux, ils ont eu beau
pleurnicher, répéter à l’envi de beaux principes, rappeler un b-a ba diplomatique déclassé, baroud d’honneur n’ayant suscité que fou rire. L’Afghanistan, l’Irak, Haïti ou le Liberia ont apporté la preuve que le monde est globalisé, que rien n’appartient à personne, que tout appartient à tous, que tout est patrimoine de chacun. Agences humanitaires et ONGs des droits de l’homme sont mises à contribution pour tout observer et rapporter. Au nom du grand principe du droit humanitaire d’intervention, les Grands dictent désormais plus publiquement que jamais à qui ils veulent une conduite à suivre. Même si on est l’Irak avec sa terreur terrifiante, l’Iran des Mollahs ou pauvre Haïti, la loi internationale s’applique implacablement. D’être resté coincé au passé, de n’avoir pas compris que le monde s’était transformé - Mobutu lui, avait tôt compris que le temps avait tourné et n’avait eu qu’à jeter l’éponge - a été un risque pour Étienne Tshisekedi et les durs de l’UDPS. Sans état
d’âme, l’Occident - mieux, la Communauté internationale - veut définitivement donner sa chance à ce pays, qui appartient au patrimoine mondial, de se redresser et de redevenir utile à l’homme en jouant le rôle phare qui lui revient, celui de participer comme tête de pont à l’embellissement de la planète. Et c’est cela la vocation première de ce pays. De là, la mise à l’écart de Mobutu. Dès qu’il est apparu aux yeux des Occidentaux que le Léopard, qui avait eu mission de combattre la pénétration soviétique en Afrique noire, était arrivé en bout de piste, qu’il n’était plus l’homme de la situation, ils l’ont écarté - impitoyablement - en le remerciant pour tous les services rendus - Washington dut dépêcher tous ses galonnés à Kinshasa rangés en ordre pour rendre les honneurs au héros du passé. Ne nous voilons point la face, sur cette terre, chaque leader phare reçoit mission. Léopold II celle d’organiser l’État Indépendant du Congo afin d’en faire une colonie modèle, apolitisée,
un espace d’exploitation, le marché de l’Occident. Mobutu, au lendemain des Indépendances, celle d’empêcher le triomphe du communisme en Afrique. Tshisekedi, celle de refreiner l’autoritarisme de Mobutu - quitte à lui succéder un jour. Mais face à ses débordements, l'Occident lui préféra Kabila, déniché par des régimes alors modèles, des petits Lions d’Afrique - l’Ouganda, le Rwanda, l’Éthiopie, l’Érythrée. Trop vite, Kabila deviendra le has been. Décision fut prise de le remplacer par... Kabila Jr vite adulé et adopté par l’Occident. Il allait conduire la stabilisation et la normalisation. Si dans les accords de Lusaka, le père était l’égal de tous, à sa mort, le fils se fit appliquer la règle d’exception. Il ne pouvait être l’égal de tous. L’Occident mène le jeu. Lusaka c'était du sur mesure. La Belgique - la même - revient en force pour jouer son rôle favori, son rôle d’expert, de maître d’école, en réalité, de sentinelle en col blanc. Les Belges le déclarent: la petite Belgique
n’a point les moyens de redresser le Congo. Elle reste néanmoins la lucarne par laquelle le monde regarde l’ex-Zaïre. Tout a un début. Kasavubu, Lumumba, Mobutu, Kabila, Père et Fils. Chacun a eu son temps de gloire. Un jour arrive la fin. Comme voyager à bord d’un train, vient l'arrêt terminus. Le conducteur lance: tout le monde descend. Le train doit repartir... avec d’autres. Que va faire l’Occident à Kinshasa? Voyons Monrovia. Il choisira son homme - ou sa femme. Devant l’icône du football mondial Georges Weah, ballon d’Or 1995, l’économiste et diplômée de la célèbre Harvard Ellen Johnson-Sirleaf était mal en point. L’ex-ministre des Finances de William Tolbert, ancienne des Nations Unies et de la Banque Mondiale, membre de l’élite américano-libérienne lui fut préférée pour devenir la première femme Chef d’État du Liberia et d’Afrique. Attention, la recette n’est applicable ni dans toutes les situations, ni sans adaptation locale.
Dossier à lire dans «le Soft
International», n°844. Édition papier rentrée 2006, Édition internationale, Quarante-quatre pages. Uniquement «Le Soft»
lesoftonline.net 10/01/2006
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Emilie Kasonga
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Le Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI-RDC ), dans le cadre de sa Campagne Nationale de formation des éducateurs civiques au sein des
organisations et mouvements des jeunes de la République Démocratique du Congo, organise au Centre Monseigneur Gabriel GRISON de SIMI-SIMI dans la ville de Kisangani du Mercredi 11 au vendredi 13 janvier 2006, L’ Atelier provincial de formation des éducateurs civiques au sein des organisations des jeunes de la Province Orientale, et ce, dans le cadre du suivi en provinces des résolutions et conclusions du Colloque National des Jeunes sur la paix et la cohabitation pacifique durant le processus électoral(organisé à Kinshasa du 18 au 21 mai 2005 ). Organisé avec l'appui de la Coopération Canadienne et en collaboration avec la Division Droits de l’homme de la MONUC, cet Atelier provincial réunira 60 délégués des organisations, associations et mouvements des jeunes venant de tous les districts, universités et instituts supérieurs de la Province Orientale, et notamment ceux venant de la ville de BUNIA /District d’ITURI, Ville d’ISIRO / District du HAUt-UELE, Ville de BUTA/ District du BAS-UELE, Cité d’ISANGI / District de la TSHOPO ainsi que de la Ville de KISANGANI.
Le COJESKI-RDC encourage beaucoup la Cour Internationale de Justice qui à travers cet arrêt s’implique activement dans la lutte contre le mercenariat Etatique, l’impunité, la criminalité transfrontalière et la banalisation du Droit international dans la région africaine des grands lacs et exhorte instamment la Cour Internationale de Justice à faire un arrêt similaire en rapport avec les activités militaires de la République du Rwanda sur le sol de la République Démocratique du Congo. Que les audiences y relatif débutées depuis le 08 juillet 2005 au Palais de la Paix à la Haye, siège de la Cour, en rapport avec la deuxième requête de la RD Congo contre le Rwanda, aboutissent rapidement à un arrêt non seulement sur les questions de compétence de la Cour et de la recevabilité de la requête, mais aussi et surtout sur le fond de la requête. Ci-dessous le
résumé de l'Arrêt dont question. L’arrêt du 19 décembre 2005 contre l’Ouganda et en faveur de la RD Congo dans sa globalité (Un document de 104 pages en pdf) est disponible sur demande aux adresses e-mails suivantes : cojeski.rdc@..., cojeski_rdcongo@..., cojeski.rdc@...
Alors que la Commission électorale indépendante se félicite de la réussite du scrutin, du oui qui, selon les tendances dégagé de 50 % de bureau de vote déjà dépouillé atteindrait les 80%, personne ne parle du taux d'abstention. Dans les 2 Kasaï où l'UDSPS , le parti d'Etienne Tshisekedi règne en maître, les habitants ont répondu au boycott et ceux qui n'avaient rien à avoir avec cette décision ont été obligé soit d'aller voter dans des bureaux de vote loin de leurs maisons ou de rester à la maison par peur de représailles.
Au sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), le Katanga continue de soulever des appétits concurrents. L’ex-province du Shaba (1972-1997) est en effet une corne d’abondance qui finance, bon an, mal an, 50 à 80% du budget national. Ressources agricoles, au Nord, et richesses minérales, au Sud, se partagent les 518 000 kilomètres carrés de sol et de sous-sol katangais. Cette répartition naturelle aiguise de longue date une compétition Nord-Sud. Celle-ci s’ajoute à la concurrence entre «/originaires/» et «/non-originaires/», legs de l’exploitation coloniale belge. La guerre de 1996-1998 a provoqué une troisième fracture, qui oppose aujourd’hui milices tribales et armée nationale. Et comme par le passé, affairistes et
politiciens soufflent sur les braises, souligne un rapport d’/International Crisis Group/ (ICG).
«/Katanga: la crise oubliée du Congo »/, titre le rapport publié le 9 janvier par l’organisme voué à la prévention des conflits, International Crisis Group, ICG. Certes, le Katanga n’a pas connu d’affrontements majeurs depuis 2001, notent les rapporteurs. Mais il serait dommageable pour la paix de le lâcher des yeux comme l’a fait la Mission des Nations unies au Congo (Monuc), pour se concentrer sur l’Ituri ou le Kivu. Jusqu’à fin 2005, 150 casques bleus seulement étaient déployés à Kalemié, au bord de la passoire du lac Tanganyika, pour assurer la protection des installations onusiennes. Et, selon ICG, aucune mission bien précise n’est pour le moment
confiée aux 800 hommes qui viennent d’être envoyés dans la métropole régionale du cuivre, Lubumbashi, ainsi que dans la base militaire gouvernementale de Kamina. Pourtant, les fantômes du passé sont de retour. Ils sont même déjà en ordre de bataille avec les nouveaux-venus à Kinshasa, pour affronter la saison électorale 2006, s'inquiètent les rapporteurs d'ICG.
De sueur et de sang, depuis la tutelle belge (1884-1964) et ses déportations de main-d’œuvre rwandaise ou kasaïenne, l’histoire du Katanga suit les cours des matières premières minérales et les lignes de chemin de fer qui sillonnent la région, de Congo en Angola, en passant par la Zambie et jusqu’en Afrique du Sud. Le lac Tanganyika sert pour sa part de cordon ombilical avec la côte tanzanienne. Autant de routes vers l’Occident, et désormais de plus en plus vers la Chine, pour le cuivre, le cobalt et tous les autres minerais dont regorge le sous-sol katangais. Depuis
l’indépendance, la foire d’empoigne n’a jamais cessé, de la sécession de Moïse Tshombé à l’assassinat de Patrice Lumumba et à l’avènement du maréchal Mobutu. Elle est repartie de plus belle en 1997, à l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila, un Katangais du Nord, mais aussi avec sa sortie brutale, en 2001.
*Le populiste Kyungu contre le Kasaïen Tshisekedi*
Toujours en prison, le cerveau présumé de l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, Eddy Kapend est un Katangais du Sud, rappelle ICG, un «descendant» des fameux Gendarmes katangais de Tshombé, exilés en Angola depuis 1963. 2 000 d’entre eux auraient participé à la marche de Kabila sur Kinshasa. Mais au fil de son avancée, Kabila père aurait pris soin de décapiter les «Tigres du Katanga», se défaisant par la suite de la majorité des Katangais d'Angola, au profit d’une hiérarchie militaire tout droit sortie du Nord Katanga. Son fils Joseph n’a pas renié l’héritage. Selon ICG, il
s’est en outre attaché les services d’un activiste de l’épuration ethnique sous Mobutu, l’ancien gouverneur du Katanga, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza. A la fin des années quatre-vingt, lorsque la faillite de la Gécamines nationale avait laissé quelque 20 000 chômeurs sur le carreau des puits abandonnés, le populiste Kyungu avait fait le plein pour son Union fédéraliste des républicains indépendants (Uferi) et lancé la chasse aux «non-originaires».
En 1991-1992, pendant la Conférence nationale souveraine qui le mettait aux prises avec le Kasaïen Etienne Tshisékédi (le chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)), Mobutu s’était donné un Premier ministre katangais, Nguza Karl I Bond. Au Katanga, les «non-originaires» pourchassés par l’Uferi étaient justement ces nombreux travailleurs venus du Kasaï voisin, et, en particulier de son très négligé Sud-Est. Et cela depuis l'indépendance qui les a vu entrer en masse
dans l'administration minière. La plupart d'entre eux appartiennent à la communauté des Baluba. A cheval sur la frontière provinciale, celle-ci se poursuit au nord du Katanga, avec les Balubakat dont se réclament les Kabila et qui sont eux-aussi dans la compétition pour l'emploi au Sud du Katanga. En 1992 et 1993, la campagne de Kyungu contre les «voleurs d’emplois» avait pour coeur de cible tout indiqué les Baluba du Kasaï. Les jeunes miliciens de l’Uferi ont fait quelque 5 000 morts kasaïens (ou assimilés) au Katanga, en particulier dans la cité minière de Kolwezi, et 1,350 million de déplacés. Les ONG ont dû faire un tapage énorme pour que 75 000 personnes détenues dans des conditions effroyables sortent des prisons katangaises. Depuis lors, selon ICG, «/de nombreux kasaïens sont revenus à Lubumbashi et à Likasi, évitant Kolwezi et s’inscrivant en nombre à l’UDPS». /Gabriel Kyungu n’a pas désarmé.
Le rapport d'ICG
s'attarde sur l'itinéraire de Kyungu depuis 2001 et sa création d'une Union des nationalistes et des fédéralistes congolais (Unafec), en marge des négociations intercongolaises de Sun City, en Afrique du Sud. Il s'agissait pour l'ancien gouverneur du Katanga de refonder en quelque sorte l'Uferi en s'appuyant notamment sur les Balubakat et les Bahemba qui «/représentent 30% de la population du Katanga/», explique ICG. Mais en mai 2004, à défaut d'être renommé gouverneur, «/Kyungu a annoncé qu'il ferait campagne contre Joseph Kabila à la présidentielle/», exerçant des mois durant tout un chantage jusqu'à ce qu'en «/septembre 2004, Kyungu annonce au contraire qu'il conduirait la campagne de Kabila au Katanga/». Selon ICG, l'alliance avec Kyungu aurait provoqué des disputes au sein du parti de Joseph Kabila, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Mais l'Unafec et ses jeunes miliciens seraient désormais au
Katanga un machine de guerre présidentielle contre l'UDPS, mais aussi contre Solidarité katangaise de Jean-Claude Muyambo, une ONG particulièrement bien implantée parmi les Babemba, les Balemba et les Balala du Katanga. ICG prête aussi à Jean-Claude Muyambo des amitiés avec Olivier Kamitatu, président de l'Assemblée national de transition et membre indécis du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, l'ancien chef rebelle de l'Equateur, vice-président de la transition.
*Les maï maï et les Tigres katangais*
Pour illustrer le climat qui prévaut dans la pré-campagne électorale qui bat son plein au Katanga, ICG cite les propos télévisés de certains leaders de l'Unafec contre Muyambo, surnommé «/l'albinos/» pour ses ascendances hollandaises, un «/drôle d'oiseau/» que ses adversaires proposent au bon peuple de «/piéger, cuire et manger/». Selon ICG, le pire n'est pas seulement dans la propagande ou
le jeu local des contre-vérités, mais surtout dans les réseaux parallèles, animés depuis Kinshasa par Joseph Kabila, et qui oeuvrent en sous-main au Katanga sur les terrains politique, militaire et économique. Cela expliquerait nombre de péripéties katangaises, souvent incompréhensibles au premier abord. Outre la perpétuation du pillage du Katanga via une kyrielle de petites sociétés, ICG souligne également le danger que représentent les milices tribales activées par les Kabila père et fils pour empêcher les amis congolais du Rwanda de mettre la main sur les mines katangaises. Depuis le début de la transition, ces maï maï sont devenus des concurrents pour les soldats de l'armée nationale en cours de restructuration dans un DDR (démobilisation-désarmement-réintégration) que la Monuc peine à mettre en oeuvre. Là-aussi, des activistes locaux cherchent à mettre la main sur un futur électorat docile en pratiquant un DDR à leur
manière.
Quant aux chefs maï maï, achetés ou abusés par Kinshasa, et qui faisaient le coup de feu avec des combattants de l'ancien régime rwandais basés à Lubumbashi, certains ont déjà oublié leurs troupes livrées à elles-mêmes quand d'autres restent sur le qui-vive, terrés dans leur fief local. Et pour corser le tout, ICG évoque la première visite de Joseph Kabila au Katanga, peu après l'arrestation, fin avril 2005 d'André Tshombé, le fils de Moïse, à Lubumbashi. Le 9 mai 2005, à la surprise générale, souligne ICG, Kinshasa l'accusait de tentative de sécession. Aucune preuve n'a par la suite été présentée, ajoute ICG, qui indique qu'André Tshombé préside un parti politique important au Katanga, la Confédération congolaise nationale (Conaco). Mais, surtout, note ICG, «/Tshombé a des liens avec les Tigres du Katanga dont 14 000 seraient toujours en Angola/» où «/il les aurait contacté à plusieurs reprises en 2004 pour les
encourager à rentrer, de la part de Kabila/». Selon ICG, il aurait en fin de compte décidé de rouler pour son propre compte, comptant «/sur le soutien de partis belges pour sa campagne 2006 au Katanga/». Au total, il s'avère difficile de suivre le jeu compliqué des politiciens en compétition au Katanga. Pour sa part, le rapport d'ICG brosse un tableau qui augure des batailles électorales à hauts risques.
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Emilie Kasonga
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LE MONDE | 11.01.06 | 13h25 • Mis à jour le 11.01.06 | 13h25
es ouvriers chinois qui s'affairaient depuis des mois sur l'esplanade du Sénat à Libreville, capitale du Gabon, ont terminé la pose des pavés devant l'imposant bâtiment de marbre blanc. Un autre chantier d'envergure les attend en face du Sénat : la construction de la Cité de l'information voulue par le président Omar Bongo.
A des milliers de kilomètres de là, au Nigeria, d'autres Chinois sont à la manoeuvre. Moyennant plus de 2 milliards de dollars, ils ont acquis, lundi 9 janvier, une participation importante dans un gisement de pétrole au large des côtes du pays. En
Mauritanie aussi, ils prospectent le sous-sol à la recherche d'hydrocarbures. Au Soudan, ils gèrent une usine pétrochimique. Au Zimbabwe, ils ont pris le contrôle d'un opérateur de téléphonie mobile. Ils refont les routes au Rwanda et au Kenya, réhabilitent les fermes agricoles en Tanzanie, modernisent le réseau ferré en Angola, participent à l'exploitation forestière en Guinée-Equatoriale et au Mozambique...
On pourrait multiplier les exemples qui témoignent que la Chine pousse ses pions en Afrique. Elle le fait avec méthode et sans états d'âme. "Elle accepte d'octroyer des prêts gagés sur la production pétrolière future d'un pays, une pratique que le FMI (Fonds monétaire international)
s'interdit, car elle hypothèque l'avenir", note un haut fonctionnaire français.
Tous les pays du continent noir l'intéressent quels que soient leur régime politique, leur situation géographique. Et tous les secteurs économiques l'attirent, du pétrole aux télécommunications, de l'exploitation forestière aux travaux publics.
L'activisme est tel qu'il suscite l'émoi des Occidentaux, dont le continent noir, avec ses cinquante-quatre pays, était jusqu'il y a peu la chasse gardée. Au début de l'été, le
Congrès américain a organisé des auditions sur "l'influence de la Chine en Afrique". En France, le ministère de l'économie a mobilisé tous les postes d'expansion économique installés sur le continent africain avec mission de faire le point sur l'entrée en force de la Chine sur le marché. L'étude exhaustive réalisée n'a pas été rendue publique à ce jour.
La montée en puissance de la Chine est indiscutable. Entre 2002 et 2003, le commerce sino-africain a augmenté de 50 %, et de 60 % l'année suivante. Même si les sommes en jeu sont encore modestes, Pékin n'a jamais enregistré une croissance aussi forte avec aucune autre zone au monde.
L'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest offrent un bon exemple du changement en cours. Il y a encore quelques années, les Etats-Unis et le Royaume-Uni étaient, derrière la France, les premiers fournisseurs des pays de la zone. En 2003, ils se sont fait dépasser par la Chine. La France est encore en tête, mais rien ne dit qu'elle maintiendra son avance. "La présence chinoise a tout simplement explosé", résume l'ancien secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires africaines, Walter Kansteiner, dans le Wall Street Journal.
Le pragmatisme guide la Chine. En Centrafrique, pays ruiné par des années de guerre civile, les caisses de l'Etat sont vides. Alors que les bailleurs de fonds — FMI, Banque mondiale... — tergiversent pour offrir des crédits, Pékin propose ses dons. Et ce n'est pas tout : les Chinois participent à l'exploration pétrolière en Centrafrique ; ils étudient la construction d'une cimenterie ; enfin, ils ont signé deux accords de coopération agricole et de défense...
Parfois, la Chine prend la place des Occidentaux à la faveur d'une crise. Ce fut le cas au Zimbabwe, en 2002, au moment de la mise en oeuvre d'une réforme agraire controversée par le président, Robert Mugabe, au pouvoir depuis plus d'un quart de siècle. Lorsque les Occidentaux ont imposé des sanctions, les Chinois ont fait leur apparition. Il n'a pas fallu longtemps avant qu'une centaine d'hommes d'affaires fassent le déplacement à Harare, la capitale, avec de multiples projets. Quatre ans plus tard, les résultats sont là. Les Chinois sont présents dans le secteur minier, les transports, la production et la distribution électriques, les communications mobiles. Symbole de ce rapprochement, une liaison aérienne directe existe désormais entre les deux capitales.
En Ethiopie, le scénario a été identique. La guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée, à la fin des années 1990, a fait fuir les Anglo-Saxons, quand les Chinois, au contraire, poussaient les feux. Le bilan est éloquent : à grands renforts de dons, de crédits bancaires et d'envois de coopérants, Pékin s'est taillé une place de choix dans l'économie du pays. Que ce soit dans la fabrication de médicaments, l'exploration pétrolière ou la construction d'autoroutes, les entreprises chinoises se sont imposées à Addis-Abeba où a été construite l'une des plus imposantes ambassades chinoises du continent.
Avoir accès au brut africain pour nourrir la
croissance économique de la Chine paraît être l'objectif prioritaire de Pékin, qui collectionne les permis de recherche de la Mauritanie au Gabon. Depuis des années, Pékin est le premier acheteur de pétrole soudanais. C'est également le cas désormais pour le brut angolais. Cet appétit pour les hydrocarbures africains, qui représentent près de 30 % de l'approvisionnement chinois, risque d'ailleurs de se heurter aux intérêts des Etats-Unis, qui, pour réduire leur dépendance à l'égard du Proche-Orient, ont fait eux aussi du golfe de Guinée (c'est-à-dire du Nigeria, de l'Angola et de la Guinée-Equatoriale) une zone stratégique pour leur accès au brut.
L'arrivée chinoise inquiète d'autant plus qu'elle ne se limite pas à l'achat des matières
premières ou à s'approvisionner en sources d'énergie. Les entreprises industrielles chinoises entrent désormais en concurrence ouverte avec les firmes occidentales, qu'il s'agisse de fournir des médicaments ou des équipements pour le secteur des télécommunications. Elles commencent à emporter des appels d'offres. C'est ce qui s'est passé au Mozambique, où l'opérateur public a préféré une firme chinoise à une entreprise occidentale. A Maputo, la capitale, l'effacement progressif des Occidentaux a d'ailleurs pris une tournure originale avec l'ouverture récente d'un supermarché où tous les produits proposés à la clientèle sont d'origine chinoise.
Jean-Pierre Tuquoi
Article paru dans l'édition du 12.01.06
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3 octobre 1968 - 3 octobre 2005 Pierre Mulele, un assassinat barbare
Par RICH NGAPI
Pierre Mulele et Théodore Bengila ont été assassinés le 3 octobre 1968. Il y a exactement trente-sept ans, jour pour jour, que ce crime ignoble fut perpétré. Ce meurtre illustre toute la cruauté et toute la bestialité du néo-colonialisme qui, depuis 1960, a ravagé et détruit le Congo. Le devoir de mémoire nous impose de revisiter ces témoignages insoutenables et d’évoquer l’horreur et la barbarie de la mise à mort de Pierre Mulele.
L’assassinat de Patrice Emery
Lumumba en janvier 1961 a profondément révolté Pierre Mulele. Ce qui le conduira quelques années plus tard à prendre le maquis dans sa région natale du Bandundu pour poursuivre l’œuvre du « maître ». De décembre 1967 à septembre 1968, Pierre Mulele et ses lieutenants, dont sa fidèle compagne Léonie Abo, installés à Matende-Lukamba, animent le mouvement insurrectionnel. Harcelé par les troupes de Mobutu et ses mercenaires, Pierre Mulele qui doit faire face à d’insurmontables difficultés logistiques, continue inlassablement à poursuivre la formation politique et idéologique de ses partisans. Mais les renforts en armes, en hommes et en cadres lumumbistes qu’il attend de Brazzaville tardent à venir.
C’est ainsi que le 12 septembre 1968, en compagnie de Léonie Abo et de Joseph Makindua, Pierre Mulele embarque dans une petite pirogue pour Brazzaville. Arrivés dans la petite capitale congolaise le 13 septembre, Mulele et ses compagnons sont immédiatement placés en résidence
surveillée au « Camp de la milice ».
A plusieurs reprises, le chef maquisard va s’entretenir avec de nombreux officiels de Brazzaville. Le 27 septembre, il est enfin autorisé à rencontrer ses compatriotes, des camarades lumumbistes résidant à Brazzaville. Mais les autorités du Congo-Brazzaville déjà en pourparlers avec leurs collègues de Kinshasa intiment pratiquement à Pierre Mulele l’ordre de rejoindre la rive gauche du fleuve pour prendre part au processus de réconciliation nationale dans le cadre de l’amnistie générale proclamée par le président Mobutu. Selon plusieurs témoignages, de nombreux cadres lumumbistes exilés à Brazzaville vont essayer, en vain, de convaincre les autorités de ce pays de ne pas tomber dans le piège que leur tendait Mobutu.
Le 28 septembre, Justin Marie Bomboko, le ministre des Affaires étrangères de Mobutu signe avec son collègue de Brazzaville un accord secret qui garantit la sécurité de Pierre Mulele et de ses compagnons. A la sortie de
l’audience que lui accorde le président Marien Ngouabi, le ministre Bomboko déclare : «L’amnistie générale décrétée à Kinshasa par le général Mobutu, est valable pour tous. Nous accueillons donc M. Mulele en frère. Il travaillera avec nous pour la libération totale de notre pays».
LE RETOUR A KINSHASA
Le 29 septembre à 11 heures, Justin Marie Bomboko offre une somptueuse réception sur le yacht présidentiel que Mobutu a mis à sa disposition pour ramener au pays Pierre Mulele. Le tout Brazzaville et le héros du jour, Pierre Mulele, y participent. En début d’après-midi, l’imposant yacht met le cap sur Kinshasa. A son bord Pierre Mulele, Léonie Abo, Joseph Makinda, et deux autres compagnons, Théodore Kabamba et Zénon Mibamba.
Pierre Mulele et sa femme, hôtes de Justin Marie Bomboko, passeront la nuit dans la résidence officielle du ministre des Affaires étrangères. Les trois jours suivants, Pierre Mulele recevra dans cette résidence des dizaines d’amis venus le
saluer. La seule formalité qu’ils ont à accomplir est de faire enregistrer leur nom auprès des soldats commis à la garde.
Un des visiteurs, Germain Mwefu, un ami d’enfance, fait à Mulele cette confidence : «A l’extérieur, nous entendons des rumeurs disant que l’on va te tuer. La situation est grave, il faut que tu prennes la fuite.» Ce qui lui vaut cette réponse énigmatique de Pierre Mulele: «Je ne suis pas allé à Brazzaville pour arriver à Kinshasa. Il y a eu un changement là-bas et cela m’a amené ici. Il y a trois choses: la naissance, la vie et la mort. J’ai fait tout ce que je pouvais, j’ai semé les bonnes graines, elles ne sont pas tombées sur les rochers mais dans la bonne terre. J’attends maintenant mon dernier jour.»
Le 2 octobre, soit le quatrième jour de son retour à Kinshasa, vers 17 heures, Pierre Mulele, sa compagne Abo, une de ses soeurs Thérèse et son camarade Zénon Mibamba prennent place à bord d’un véhicule mis à leur disposition par le ministre
Bomboko. Après avoir traversé le boulevard du 30 juin, le chauffeur qui a reçu des ordres, emprunte l’avenue du 24 Novembre et les conduit enfin au camp militaire Lieutenant colonel Kokolo où les a déjà précédé Théodore Bengila. Ce dernier apercevant Mulele lui lance : «Vous aussi, vous êtes venus pour qu’ils nous tuent tous ensemble?
Toutes les personnes qui étaient venues cet après-midi là rendre visite à Pierre Mulele dans la résidence de Bomboko, sont également amenées au camp militaire. Parmi elles la mère de Mulele, Mama Agnes Luam et Annie, la fille de Bengila. Toutes ces personnes seront tenues au secret pendant trois mois au camp Kokolo, sans savoir ce qu’il sera advenu de Pierre Mulele.
Pierre Mulele et Théodore Bengila sont immédiatement séparés de leurs compagnons et enfermés dans un petit local.
UN ASSASSINAT BARBARE ET BESTIAL
Pierre Mulele et Théodore Bengila vont être assassinés au cours de cette nuit du 2 octobre 1968. La cruauté et la
bestialité avec lesquelles Mulele et son compagnon d’infortune vont être mis à mort couvriront à jamais d’ignominie et de honte le régime qui a ordonné une telle sauvagerie. Avant de mourir, Pierre Mulele connaîtra des souffrances extrêmes. Alors qu’il est toujours vivant, les bourreaux lui arrachent les oreilles, lui coupent le nez, retirent ses yeux de leurs orbites. Ils lui arrachent ensuite les organes génitaux. Alors qu’il est toujours vivant, ils lui amputent les bras et les jambes. Les restes de son corps seront ensuite jetés dans un sac et immergés dans le fleuve. Théodore Bengila a subi le même sort
Le président Mobutu prétendra quelques années plus tard, que la mise à mort de Pierre Mulele avait été l’initiative d’un petit groupe d’officiers indisciplinés qui voulaient venger leurs camarades tombés dans les combats contre les maquisards au Bandundu. Ce qui est une flagrante contrevérité, car Pierre Mulele a été assassiné le jour même où le général Mobutu qui était à
l’étranger, est rentré à Kinshasa.
A juste titre, le livre du belge Ludo Martens « Pierre Mulele ou la seconde vie de Patrice Lumumba », publié en 1985, se termine sur ces phrases: «Lumumba et Mulele assassinés, on n’a jamais retrouvé leurs corps. Mais rien ne pourra empêcher les révolutionnaires du Congo-Kinshasa de retrouver la pensée de Lumumba et de Mulele. Le jour où l’avant-garde des forces nationalistes aura assimilé cette pensée, un nouvel espoir naîtra dans le coeur des millions d’opprimés, rendus muets depuis vingt ans. (...) Dans cet immense cimetière qu’est devenu le Congo mobutiste, la vie rejaillira immanquablement et avec impétuosité sous le drapeau des deux héros nationaux qui font à jamais la fierté du peuple congolais: Patrice Lumumba et Pierre Mulele.»
« TEL FILS, TELLE MERE »
Dix ans après l’assassinat de Pierre Mulele, Mobutu juge nécessaire d’exécuter sa vieille mère, Agnès Luam. En janvier 1978, dans la région de Lukamba, un prophète du
nom de Martin Kasongo Mimpiepe prétend être Mulele ressuscité. L’armée, qui fait la chasse aux nouveaux mulelistes qui se sont réfugiés dans la forêt massacre quelque deux mille paysans de la région d’Idiofa. Tous les membres du clan et toute la parenté lointaine ou proche de Mulele sont particulièrement traqués. C’est ainsi que Mama Agnès Luam, la mère de Pierre Mulele, est arrêtée et exécutée devant les villageois de Lukamba.Dans un texte rédigé par des témoins le 28 avril 1978, on lit: «Les militaires lièrent la maman avec des cordes en formant une croix ». Avant qu’elle ne soit fusillée, elle interpella les soldats en ces termes: « Vos mamans vous ont mis au monde; est-ce qu’elles savaient que vous deviendriez des militaires? ». Les soldats tireront à plusieurs reprises sur elle avant que leurs balles ne l’atteignent. Ils couperont ensuite, avec des poignards, son corps en plusieurs morceaux qu’ils enterreront en différents endroits.
AU COEUR DE KINSHASA, L’AVENUE PIERRE
MULELE
Le matin du 8 février 2002, le gouverneur de la ville, le professeur Loka Ne Kongo, signe l’arrêté suivant : «Considérant le combat historique mené par Pierre Mulele dans la lutte de libération de la République démocratique du Congo, considérant le martyre subi par ce combattant de la révolution pour la sauvegarde de l’indépendance et de la souveraineté, considérant le devoir de l’immortaliser dans l’histoire de la ville de Kinshasa, le gouverneur arrête: Article Un - l’Avenue de la Libération est rebaptisée Avenue Pierre Mulele.»
C’est un événement de taille, comme l’affirme le général major Faustin Munene, neveu de Pierre Mulele: «C est une très grande, une très belle journée!». Ce 8 février 2002, une cérémonie émouvante a lieu au centre de Kinshasa. L’avenue qui, en 1968, a conduit Pierre Mulele à la mort au Camp Kokolo a été rebaptisée du nom du martyr. Le ministre Abdoulaye Yerodia, qui préside la cérémonie commence son discours par des mots très simples:
«J’ai hâte de dévoiler cette plaque de l’Avenue Pierre Mulele». La voix brisée par l’émotion, il poursuit «Il n’y a pas beaucoup de gens à qui ça fait quelque chose d’entendre le nom de Pierre Mulele. Ce qui n’est pas le cas pour nous qui l’avons suivi dans sa lutte… ».
En effet, le choix de cette rue n’est pas un fait de hasard. Cette avenue de la Libération, qui va porter désormais le nom du chef du maquis du Bandundu s’est appelée autrefois «avenue des Victimes de la Rébellion» et ensuite «avenue du 24 Novembre», jour du coup d’Etat de Mobutu en 1965. C’est bien une revanche qu’elle devienne aujourd’hui l’«avenue Pierre Mulele». Car, comme le rappelle Abdoulaye Yerodia, «Pierre n’a pas de tombe. Sa tombe, ce sont les flots du fleuve, les flots multipliés par le nombre de morceaux de son corps puisque Mulele, vivant, fut découpé en tranches, taillé en pièces dans un endroit qui est toujours là, sur cette avenue qui porte maintenant son nom ».
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CRI DE DETRESSE AU PEUPLE CONGOLAIS ET AUX PARTIS POLITIQUES D’OPPOSITION
Chers Compatriotes,
Permettez-moi d'abord de vous présenter mes Meilleurs Voeux pour l'année 2006. J'ai eu a intervenir deux fois déjà dans le forum LE POLITIQUE CONGO, mais l'immaturité politique et le manque d'analyse de certains compatriotes qui passent leur temps à s'injurier et à se masturber politiquement à l'Internet, ont provoqué en moi un sentiment de tristesse intense au point d'être dégoûtée moi-même d'être congolaise. L'histoire récente nous enseigne que depuis 1996, La République Démocratique du Congo ex-Zaïre a été agressée par les étrangers qui sont aujourd'hui à la tête de
notre pays.
Comment cela est-il arrive? Par la seule magie des forces d’agression ou est-ce avec notre propre complicité ? Rafraîchissons-nous la mémoire.
AFDL(1)
RCD (1.1)
PPRD (1.2) MLC(1.3)
RCD/GOMA (1.4) RCD/NATIONAL (1.5) RCD/ML(1.6) Si nous analysons cette petite figuration, même un homme qui n'a pas le niveau de nos internautes "savants", verra que nous sommes diriges par les étrangers et/ou par les forces étrangères, car l"AFDL est le noyau central de tous les partis politiques qui se sont partagé le pouvoir à Sun City et qui dirigent notre pays aujourd'hui.
1. AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) : Son entrée au Congo avec la 1ere invasion/agression commanditée par la coalition rwando-ougando-burundaise dont Mr Laurent Kabila était d'abord porte parole, et qu'il a dirigée ensuite comme mouvement politico-militaire de libération. L’AFDL a abouti par la prise du pouvoir par les armes en mai 1997, avec Kabila s'auto- proclamant nouveau président de la RDC.
1.1 RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratique) : dissidence de l'AFDL, qui entre en action dans les fourgonnettes de la 2me invasion/agression essentiellement rwandaise,
et continuant son action politico-militaire comme mouvement totalement acquis aux intérêts rwandais.
1.2 PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) :à l’image d’un serpent qui mue sa peau, l' AFDL change ainsi d’appellation et s’organise pour construire une base interne et asseoir le pouvoir de Joseph Kabila.
1.3 MLC (Mouvement de Libération du Congo) : né a partir des divergences d'intérêts entre les deux principaux parrains, le Rwanda et L'Ouganda. Ce dernier crée comme le Rwanda l’avait fait pour le RCD, son propre mouvement politico-militaire à la fois pour continuer son action de déstabilisation/exploitation au Congo et constituer aussi un groupe marionnette de contre balance dans la compétition au leadership sous-régional.
Suite aux nouvelles dissidences au sein du RCD, ce dernier éclate en trois mouvements militaires sous différentes influences extérieures, qu’elles soient directes ou indirectes.
1.4 RCD/Goma, contrôlée essentiellement par le Rwanda et agissant sous la couverture des éléments dits d’abord banyamulenge et ensuite rwandophones. Au départ ce mouvement a cherché à rassembler quelques dissidents de l’AFDL et autres opposants à Kabila contrôlables par le Rwanda, pour se donner une couleur nationale congolaise. Il est donc resté totalement fidèle au Rwanda.
1.5 RCD/ ML (Mouvement de Libération), dissidence de création ougandaise au départ, mais limitée dans son action en zone Nande au Nord Kivu, et qui par suite des développements ultérieurs,
négociations de Matadi et tractations congolo-ougandaises, y compris dans les accords de Luanda, s’est beaucoup rapprochée des intérêts du PPRD.
1.6 RCD/National : autre création politico-militaire ougandaise qui au départ était appelée à occuper le Nord-Est du pays en vue de faire jonction avec le MLCqui avait commencé son action dans l’Equateur. Ce qui n’a pas pu réussir pour différentes raisons et la confrontation rwando-ougandaise à Kisangani n’y était pas étrangère. Comme pour le RCD/MLC qui est plus ou moins sous la tutelle du PPRD, le RCD/National est quasiment sous le tutelle du MLC.
Le Congo est donc dirigé aujourd’hui par un monstre AFDL à plusieurs têtes. Monstre parce qu’en tant que mouvement militaire ou militariste, il ne connaît que le pillage des
hommes et des ressources pour régner quand bien même il jouerait un semblant de politique, et que sa peau se serait muée du militaire au politique. Monstre aussi parce qu’il a plusieurs têtes, plusieurs appellations et dissidences qui appartiennent toutes au même corps originel, mais sans cohérence, chaque tête s’occupant de sa propre bouche et celle de ses parrains, et non des autres têtes, même si elles se nourrissent aux mêmes sources idéologiques. Monstre enfin parce qu’il s’agit d’un pouvoir composite de l’establishment rwando-ougandais au Congo, sous couvert de la soi-disant communauté internationale. C’est donc une sauce politique difficile à tenir dans la marmite congolaise.
Se posent alors quelques questions pour le peuple congolais :
a. Question: Quelle est l'origine de tous ces prétendus mouvements militaires de
libération qui se sont mus aujourd'hui en partis politiques par la magie des accords de Sun City? - Réponse: C'est l'AFDL, forces de coalition rwando-ougandaise qui dirige aujourd'hui le pays sous différentes casquettes et agendas. Il y a eu démultiplication des acteurs mais rien n’a changé depuis la première invasion, c’est le pouvoir des différentes milices AFDL qui dirige le Congo, toujours nourri à sa philosophie politique de départ : conquérir le Congo et le piller. b. Quel a été leur parcours ou leur bilan sur le plan politique, social, économique et autres au cours de ces dernières années avant et après les accords de Sun City? - Réponse: Nulle. La formule 1+4 imaginée par la communauté internationale et acceptée par nos représentants de l "AFDL" en est la preuve. Les congolais sont de plus en plus appauvris et assujettis, le pays est de plus en plus pillé, et la sécurité et la stabilité politique
sont encore moins assurées.
c. Question: Avez-vous le sentiment d'être dirigé par de vrais patriotes, qui font face à leurs responsabilités devant le peuple, l'histoire et prêts à sacrifier leurs propres intérêts personnels devant l’intérêt de la Nation ? - Réponse: Non, parce que même si on est pro PPRD, MLC, RCD et leurs partis satellites, nous savons tous que l'enrichissement personnel est devenu le leitmotiv de tous ces dirigeants. On se vante de combien des milliers ou millions de dollars on a pu empocher, du nombre et de la qualité de femmes et maîtresses qu'on entretient, du nombre des villas et immeubles qu'on achète à l'étranger, etc. et non des réalisations qu’on a faites pour soulager la misère du peuple : le nombre des infrastructures économiques et sociales reconstruites, le nombre d’emplois créés pour la population, le niveau d’amélioration des salaires, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaire, etc.
Nous savons tous que nous avons affaire à une classe des dirigeants dont la médiocrité dans la responsabilité publique est la première caractéristique.
d. Question : quelle est la véritable opposition politique qui nous reste, qui nous permet de lever nos fronts, qui veut que nous nous appropriions de notre destin ? - Réponse: C'est l'UDPS, qui a mon humble avis a été toujours un garde fou et un rempart contre la dérive totalitaire et la crétinisation du peuple congolais à laquelle nous assistons aujourd'hui de la part de notre soi-disant « leadership issu de l'AFDL », et cautionné par la communauté internationale.
Pour conclure, je me pose la question de savoir pourquoi les autres partis d'opposition comme le PALU, le PDSC, etc. gardent un silence de mort sur le comportement du Gouvernement "AFDL" au lieu de faire une véritable coalition
nationaliste afin de dénoncer la situation que nous vivons aujourd'hui, et entreprendre avec le peuple les actions de changement démocratique pour lequel il endure des sacrifices depuis une quinzaine d’années.
Je dois dire que je ne suis pas de l'UDPS et je pense que si je l'étais, l'UDPS pour moi ne représente pas la personne de Etienne Tshisekedi, elle présente un ensemble des idéaux que nous avons tous tendance à oublier c'est-à-dire la dignité, la conscience collective d'appartenir à une seule nation, et la résistance à la nouvelle colonisation. Est-ce c'est l'affaire seulement de l'UDPS ou est-ce l'affaire de tous les partis politiques qui ont la responsabilité et le devoir moral devant leurs militants et le pays tout entier. Il est étonnant et décourageant de voir l’UDPS se battre seule, alors que d’autres parties ne cherchent qu’à s’insérer dans la logique de
la clique AFDL au pouvoir. Mais la sanction du peuple peut se faire aussi bien par les élections que par d’autres voies.
Si demain après la réponse négative de la CEI, le CIAT sur qui l'UDPS compte et qui a été partie prenante dans les négociations pour son entrée et son implication dans le processus répond encore négativement aux lettres de ce parti, quelle sera notre réaction? Allons-nous laisser l'UDPS se battre seule?
L'indifférence est-elle arrivée jusqu'au point de vendre notre pays, le pays de nos ancêtres et de nos enfants à la coalition étrangère pour des intérêts et enrichissements personnels? Nous sommes et serons tous interpellés par nos enfants pour notre silence complice. Merci de voter attention.
Mme Iyofe Isasi K.
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Trois mois après l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, et la « neutralisation » du gouvernement de Patrice Emery Lumumba dans les conditions que l’on connaît, le pays entra dans un tel cycle de violence qu’il marqua toute une époque. A telle enseigne qu’un nouveau terme fit son apparition, pour caractériser le chaos intégral qui ruinait les espoirs nés après le départ des Belges :« congolisation », à défaut de rentrer au Larousse comme son cousin de balkanisation, était présent dans tous les articles publiés dans les médias du monde entier, avec toute sa charge de
honte et de ridicule. Bref, une espèce d’opprobre primordial.
Quarante-cinq ans après, et après un intermède de trente-deux ans campés par le régime sans partage du maréchal Mobutu, le moment est venu, me semble-t-il, de m’autoriser un mélancolique marivaudage, et proposer à l’Académie d’adopter le terme de « congologie », qui réunirait toutes les études portant sur la République démocratique du Congo, dans tous ses aspects infantiles, et les turpitudes d’une classe politique atteinte du complexe de Peter Pan. Ainsi, les éminents « congologues » du monde entier pourraient se pencher sur la congolopathie, une espèce d’affection dégénérative généralisée qui mine l’intellect de tous ceux qui voguent dans les méandres politiques dans ce pays.
Les chercheurs se rendraient facilement compte que les échos de cet Etat déliquescent, miné par la corruption, sont arrivés au fin fond de l’Asie, et attirent Libanais, Indo- pakistanais, Malaisiens et même des Chinois sans scrupule
qui se ruent vers ce nouveau…congoldorado, où l’on arrive sans papiers, avec cent malheureux dollars en poche. Mais par le miracle de l’absence de l’Etat, l’on fait fortune un temps record. Leur secret ? Entretenir un ou deux généraux, une demi- douzaine de colonels et une armada de juges véreux qui veillent sur leurs intérêts.
Même les ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest sont atteints d’une authentique congomania, et ont organisé de longue date, et en toute impunité, des filières d’immigration clandestine connues de tous.
La « congologie » est donc une discipline scientifico- politico- thérapeutique que l’Apostropheur propose aux érudits de la planète. Elle permettrait peut- être de comprendre et d’expliquer aux générations futures pourquoi un pays qui a tout pour réussir s’enlise dans une immaturité qui fait que certains de ses citoyens exigent que le territoire soit vendu, que chacun prenne sa part, et aille refaire sa vie ailleurs.
To live a creative life, we must lose our fear of being wrong. I can think of no greater honor than to help others fight to survive.
Emilie Kasonga
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La République démocratique du Congo est le théâtre de la crise humanitaire la plus meurtrière de ces 60 dernières années et les efforts de la communauté internationale restent largement insuffisants pour répondre à cette situation, affirme une étude du Comité international de secours, une organisation basée à New York.
La guerre commencée en 1998 et qui a officiellement pris fin en 2003 a fait près de quatre millions de morts, pour la plupart victimes de la faim et de maladies. Des bandes criminelles continuent de terroriser les civils, notamment dans les provinces de l’est du pays riches en ressources minérales, soulignent les auteurs de cette étude
publiée dans le journal The Lancet.
«Le Congo vit sous la menace de la crise la plus meurtrière au monde survenue au cours des 60 dernières années», a déclaré Richard Brennan, du Comité international de secours. Les Nations Unies ont déployé 17.000 casques bleus en Rdc, soit leur plus importante mission de maintien de la paix dans le monde. Pour Brennan, cela ne suffit pas à garantir la sécurité des habitants de l’Est de la Rdc, qui continuent à souffrir et à mourir, notamment les enfants, de maladies qui peuvent être facilement guéries.
Il s’agit d’un véritable cri d’alarme que cette organisation vient de tirer pour que des dispositions urgentes soient prises. Il est anormal qu’un pays où il pleut toute l’année puisse connaître une crise ou une catastrophe alimentaire. Il est vrai aussi que face à cette calamité qui s’annonce, il revient au gouvernement actuel et à venir de prendre toutes les dispositions. Ils seront jugés par leur capacité à donner à manger, à
soigner les populations congolaises.
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An IRC survey published in The Lancet found that the Congo crisis is the deadliest since World War II. Read more about the crisis. (Photo: Kate Holt for the International Rescue Committee)
The Lancet Publishes IRC Mortality Study from DR Congo: 3.9 Million Have Died; 38,000 Die per Month
06 Jan 2006 -
The prestigious British medical journal The Lancet has published the results of an International Rescue Committee-led mortality survey in the Democratic Republic of Congo in its January 7 issue. The article [registration required], containing slightly revised data from the IRC mortality study initially released in December 2004, demonstrates that nearly four million people have died as a result of the ongoing conflict.
“It is a sad indictment of us all that seven years into this crisis ignorance about its scale and impact is almost universal, and that
international engagement remains completely out of proportion to humanitarian need,” IRC’s health director Rick Brennan said in a Lancet press release.
The three previous IRC studies, conducted between 2000 and 2002, demonstrated that an estimated 3.3 million people had died as a result of the war. Latest estimates from the 2004 study highlight how 3.9 million people have died since the conflict began in 1998.
“We have conducted additional tests that have provided a more accurate estimate of mortality,” Brennan says. “This additional analysis resulted in higher estimates of both the crude mortality rate and the mortality rate in children below five years of age .”
The latest figures indicate that almost 38,000 deaths occur in DR Congo every month above what is considered a ‘normal level’ for the country, translating into 1,250 excess deaths every day. Over 70 percent of these deaths, most due to easily preventable and
treatable diseases, occur in the insecure eastern provinces.
“Less than two percent of the deaths were directly due to violence,” Brennan points out. “However, if the effects of violence – such as the insecurity that limits access to health care facilities – were removed, mortality rates would fall to almost normal levels.”
Six years into the conflict, the national crude mortality rate is 40 percent higher than the average for Africa.
“Major governments, the United Nations, the African Union, humanitarian agencies and the international media must all play a role,” Brennan says. “Improved security is essential to lower the death toll; greater political engagement is urgently required; the parties to the conflict must be held to account; and the level of humanitarian aid must be increased dramatically. The citizens of DR Congo must finally be given the chance to live their lives in peace and security, and to achieve their full
potential.”
*NEW YORK - Les progrès enregistrés en République démocratique du Congo au cours de la période considérée, notamment en ce qui concerne le processus d’inscription des électeurs et le déroulement du référendum constitutionnel les 18 et 19 décembre, sont un motif d’encouragement.*
[...] La très forte participation des citoyens congolais au processus d’inscription témoigne de la volonté réelle de ces derniers de voir s’instaurer dans le pays une gouvernance représentative et démocratique. Si la participation au référendum a été plus faible, la consultation a toutefois marqué un tournant important dans l’histoire du pays, dans la mesure où elle a permis au peuple congolais, pour la première
fois depuis plus de quarante ans, de choisir son système de gouvernance. La stabilité postélectorale est tributaire de la coopération de tous les partis politiques et de l'acceptation des résultats des élections.
Parallèlement, comme on l’a souligné lors de la récente tournée du Conseil de sécurité dans la région des Grands Lacs, il revient au Gouvernement de transition et à ses principaux dirigeants, d’une part de démontrer concrètement leur volonté de s’acquitter des obligations que leur impose l’Accord global et inclusif, notamment en ce qui concerne l’instauration d’un cadre impartial pour la tenue des élections, et, d’autre part, d’administrer la preuve que des progrès réels ont été accomplis dans les domaines de l’extension de l’administration de l’État, du relèvement social et économique et de la réforme du secteur de la sécurité. J’exhorte toutes les parties prenantes congolaises et internationales à maintenir leur
engagement et à mobiliser les ressources dont ils ont besoin pour poursuivre, ensemble, la réalisation des derniers objectifs du programme de transition.
Le Gouvernement de transition a réalisé d’importants progrès dans la mise en oeuvre du programme législatif, grâce, notamment, à l’adoption de la loi d’amnistie en novembre. Le Parlement devrait accélérer l’examen de la loi électorale et l’approuver le plus rapidement possible, de manière à ce qu’elle puisse être promulguée sans retard. En procédant à l’examen du projet de loi, le Parlement veillera à ce que dernier garantisse l’instauration d’un système électoral qui recueille l’adhésion de la population. La stabilité postélectorale étant tributaire de la coopération de tous les partis politiques et de l’acceptation, par la population, des résultats des élections, le Gouvernement de transition devrait publier un calendrier électoral et intensifier l’éducation civique. En ce qui
concerne la campagne électorale, les partis politiques devraient s’abstenir de tout recours à des messages de haine et à des discours provocateurs. [...]
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*NEW YORK - Les progrès enregistrés en République démocratique du Congo au cours de la période considérée, notamment en ce qui concerne le processus d’inscription des électeurs et le déroulement du référendum constitutionnel les 18 et 19 décembre, sont un motif d’encouragement.*
[...] La très forte participation des citoyens congolais au processus d’inscription témoigne de la volonté réelle de ces derniers de voir s’instaurer dans le pays une gouvernance représentative et démocratique. Si la participation au référendum a été plus faible, la consultation a toutefois marqué un tournant important dans l’histoire du pays, dans la mesure où elle a permis au peuple congolais, pour la première
fois depuis plus de quarante ans, de choisir son système de gouvernance. La stabilité postélectorale est tributaire de la coopération de tous les partis politiques et de l'acceptation des résultats des élections.
Parallèlement, comme on l’a souligné lors de la récente tournée du Conseil de sécurité dans la région des Grands Lacs, il revient au Gouvernement de transition et à ses principaux dirigeants, d’une part de démontrer concrètement leur volonté de s’acquitter des obligations que leur impose l’Accord global et inclusif, notamment en ce qui concerne l’instauration d’un cadre impartial pour la tenue des élections, et, d’autre part, d’administrer la preuve que des progrès réels ont été accomplis dans les domaines de l’extension de l’administration de l’État, du relèvement social et économique et de la réforme du secteur de la sécurité. J’exhorte toutes les parties prenantes congolaises et internationales à maintenir leur
engagement et à mobiliser les ressources dont ils ont besoin pour poursuivre, ensemble, la réalisation des derniers objectifs du programme de transition.
Le Gouvernement de transition a réalisé d’importants progrès dans la mise en oeuvre du programme législatif, grâce, notamment, à l’adoption de la loi d’amnistie en novembre. Le Parlement devrait accélérer l’examen de la loi électorale et l’approuver le plus rapidement possible, de manière à ce qu’elle puisse être promulguée sans retard. En procédant à l’examen du projet de loi, le Parlement veillera à ce que dernier garantisse l’instauration d’un système électoral qui recueille l’adhésion de la population. La stabilité postélectorale étant tributaire de la coopération de tous les partis politiques et de l’acceptation, par la population, des résultats des élections, le Gouvernement de transition devrait publier un calendrier électoral et intensifier l’éducation civique. En ce qui
concerne la campagne électorale, les partis politiques devraient s’abstenir de tout recours à des messages de haine et à des discours provocateurs. [...]
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L'Angola salue le changement de position d'une figure de l'opposition de la RDCongo
Xinhua
07 jan. 06 - 10h38
KINSHASA, 6 janvier (XINHUANET) -- Le chef de la diplomatie angolaise, Joao De Miranda, a salué vendredi le changement de position d'une figure de l'opposition de la RDCongo sur le processus électoral en cours.
Avant de quitter la capitale congolaise de Kinshasa pour regagner Luanda, il s'est déclaré très content de la décision d'Etienne Tshisekedi, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), d'intégrer le processus électoral en RDCongo.
M. Miranda a exprimé son optimisme pour la fin heureuse de la Transition,
débutée le 30 juin 2003 sur la base de l'Accord global et inclusif inter-congolais signé en décembre 2002 en Afrique du Sud.
M. Tshisekedi farouchement opposé à la prolongation de la Transition au-delà du 30 juin 2005, date initialement prévue pour la fin de la Transition, a boycotté l'année dernière les opérations d'enregistrement d'électeurs, puis le référendum constitutionnel.
Lundi dernier, il a fait une volte-face pour annoncer que son parti allait "conduire les Congolais à la victoire finale des élections" prévues au premier semestre de cette année.
A l'aéroport de Kinshasa, M. Miranda a passé en revue la situation sécuritaire congolaise avec le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en RDCongo, William Lacy Swing, qui rentrait d'Afrique du Sud. Ils ont constaté la stabilité générale sur l'ensemble du territoire congolais.
Le ministre angolais est arrivé jeudi à Kinshasa pour transmettre au président congolais
Joseph Kabila un message de son homologue angolais. Fin
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C’est le mercredi 11 janvier prochain que la Cour suprême de justice donnera la suite à la requête en annulation des résultats du référendum introduite par les partisans du « non ». L’annonce a été faite hier vendredi à l’issue de l’audience publique. Celle-ci a mis face-à-face les partisans du «non» et la CEI représentés par leurs avocats respectifs, a constaté radiookapi.net
La requête des partisans du «non» avait été déposée fin décembre dernier. Les avocats de la partie demanderesse ont rappelé les irrégularités ayant entaché le scrutin référendaire des 18 et 19 décembre. Ils ont notamment accusé la Commission électorale indépendante (CEI) d’avoir soumis au vote deux versions du projet de constitution, l’une de la CEI elle-même, et l’autre de l’Assemblée nationale ainsi que d’avoir fait voter un texte rédigé en partie,
selon eux, en Belgique.
Par ailleurs, par la voix de leurs avocats, les mêmes partisans du «non» ont aussi stigmatisé la violation par le président de la République et d’autres membres du gouvernement, du délai légale de la campagne référendaire ainsi que les actes de violence exercés sur le pasteur Ngoy et d’autres camarades du camp du refus.
Pour toutes ces raisons, les partisans du non ont sollicité auprès de la Cour suprême de justice (CSJ) et du ministère public l’annulation des résultats du référendum de décembre dernier.
Accusée, la CEI a aussi, par la voix de son avocat, demandé à la même cour de rejeter purement et simplement la requête de la partie demanderesse. En effet, elle estime que les résultats provisoires n’étant pas encore publiés, la démarche des partisans du « non » est prématurée. Elle n’a donc pas sa raison d’être.
Mais c’est seulement le mercredi prochain que la CSJ se prononcera pour départager les deux camps.
La commission juridique de l’Assemblée nationale a terminé l’examen de la loi électorale. Il n’est plus que question d’heures pour que la plénière de la chambre basse commence le débat général sur cette dernière pièce de la chaîne des lois nécessaires à la tenue des élections en République Démocratique du Congo. On s’attendait à ce qu’il y ait engouement autour de cette loi. Le souhait de tous ceux qui ont tiré les leçons des opérations référendaires est que cette loi soit suffisamment vulgarisée afin de permettre aux Congolais de bien se situer par rapport aux prochaines élections. Et pour s’intéresser à cette loi, il est interdit d’attendre la dernière minute. Car, contrairement à la Constitution autour de laquelle une campagne
d’explication a été organisée, il n’est pas nécessaire qu’on en fasse autant pour la loi électorale qui ne sera pas soumise à la sanction du souverain primaire. Ce sont plutôt les politiques qui ont intérêt que leurs électeurs sachent comment voter. Si les partis politiques ne s’impliquent pas, il y a donc risque que l’on aille aux élections avec une loi électorale inconnue ou peu connue de l’ensemble de la population. Le bureau du Sénat qui semble avoir bien compris les enjeux, a demandé aux Congolais de s’impliquer en apportant des amendements à cette loi qui va organiser leur avenir démocratique. Cela suppose que les Congolais doivent se munir du projet de cette loi dont certaines options sont déjà connues et font couler beaucoup d’encre et de salive. Il s’agit par exemple des listes bloquées et on ajoute zébrées, la caution à déposer pour poser des candidatures aux différents postes, la forme du scrutin,… On constate malheureusement que jusque-là, les partis politiques, à part
quelques exceptions, sont dans l’expectative. Ils attendent apparemment que la loi soit adoptée et promulguée pour s’agiter et demander sa modification. Les partis politiques, ceux qui se disent de l’opposition, semblent avoir l’esprit ailleurs. Ils méditent encore sur leur échec au référendum. D’autres restent encore focalisés sur la fausse actualité provoquée par la nouvelle de l’implication de Tshisekedi dans le processus électoral. Et pourtant, ces partis politiques devraient rapidement sortir de la torpeur pour envisager les nouveaux enjeux électoraux. Car, avec le rejet de la requête en annulation du référendum, requête faite par l’Udps Bosase à la Cour Suprême de justice, le chemin des élections est plus que balisé. Le contraire nous aurait étonné. Il ne faut pas que l’opposition continue à croire qu’il reviendrait au pouvoir en place de prolonger son bras en vulgarisant ses idées. Il est temps de prendre ses responsabilités dans la vulgarisation de cette loi dont
la connaissance du contenu permettra aux politiciens, premiers bénéficiaires, d’aider leurs électeurs à voter en âme et conscience. Il faut battre le fer quand il est encore chaud.
L’Avenir
Loimba Baise Nele
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Etienne Tshisekedi sème la panique dans les états-majors
Le Phare (Kinshasa) ACTUALITÉS 6 Janvier 2006 Publié sur le web le 6 Janvier 2006
By Kenge Mukengeshayi Kinshasa
Les événements se bousculent à une vitesse de plus en plus vertigineuse en ce début de l'an de grâce 2006. Sur le plan politique, les commentaires restent largement dominés par la décision de l'UDPS de s'impliquer, moyennant requalification, dans le processus électoral. Ce fut le principal enseignement du message de
voux de nouvel an du leader de la fille aînée de l'Opposition congolaise, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le lundi 02 janvier à sa résidence de Limeté.
Confirmant l'option ainsi levée, l'UDPS, apprenait-on jeudi de source prochede la 10ème rue, a adressé deux lettres aux institutions de la Transition. La première au Comité International d'Accompagnement de la Transition (CIAT), pour réaffirmer sa demande d'une assurance quant à la crédibilitéet à l'équité du processus. La deuxième lettre, a encore appris Le Phare, a comme destinataire la Commission Electorale Indépendante. Elle concerne la réouverture des bureaux d'enrôlement afin de permettre à ceux qui n'ont pas eu l'occasion de le faire pour l'une ou l'autre raison de s'inscrire sur les listes électorales. D'une institution à l'autre, on croit savoir que les concertations que suggère cette démarche devraient permettre, dans les prochains jours, de liquider la querelle sur l'homonymie et de relancer le débat sur la
transparence des mécanismes et rouages de la CEI, de même que sur l'équité en matière de traitement dans les médias, rôle plutôt dévolu à la Haute Autorité des Médias.
Autant les observateurs ont salué la promptitude avec laquelle l'UDPS a transmis ces deux lettres à leurs destinataires constitutionnels comme preuve de son engagement, autant ils espéraient déjà pour ce vendredi les premiers éléments de la réponse du CIAT, dont on annonçait une réunion pour aujourd'hui, ainsi que de la CEI, dont le Président séjournait encore jeudi en Afrique du Sud.
Trois messages
Revenons à l'allocution d'Etienne Tshisekedi pour souligner les trois messages qui ont fait l'objet de commentaires assidus depuis le début de la semaine.
A l'intention des Congolais, le leader de l'UDPS coupe court aux doutes, interrogations et incertitudes qui avaient jusque là semblé marquer la démarche du parti. Désormais, il
n'y a plus d'ambiguïté sur les intentions de la fille aînée de l'Opposition: «L'UDPS, face à ses responsabilités devant Dieu et devant l'histoire, entend conduire le peuple congolais, épris de paix et de changement, à la victoire finale lors de prochaines élections». Très habile, Tshisekedi a aussitôt fixé les limites de ce qui risquait en définitive de se révéler comme un marché de dupes sans un minimum de gages de bonne foi: «Toutesfois, pour éviter que les prochainsscrutins ne soient la répétition de ce qu'a été le référendum, à savoir une formalité pour la légitimation du pouvoir en place, l'UDPS exige que le processus électoral actuel lui donne l'assurance de sa crédibilité et son équité à travers la maîtrise effective par l'UDPS, à l'instar d'autres concurrents, de tous les rouages de son organisation». Une demande qui s'inscrit en réalité dans l'objectif global de l'assainissement de l'environnement politique comme préalable à la tenue des
élections.
La deuxième exigence posée par l'Udps est la préservation de la paix sociale, toujours précaire et fragile. Sous-entendu, estime Etienne Tshisekedi, la liberté ne doit plus jamais être confisquée aux Congolais pour cause d'opinion politique. Ce qui est le contraire des pratiques des acteurs de la transition.
Le deuxième message de l'adresse d'Etienne Tshisekedi était visiblement destiné à la Communauté Internationale. D'abord en termes de remerciement pour les efforts investis en faveur du retour de la paix: «C'est l'occasion pour nous d'exprimer notre gratitude à l'endroit de l'organisation des Nations Unies (ONU) pour tous les efforts qu'elle ne cesse de fournir au bénéfice de la nation congolaise et de son Peuple. Le processus politique et électoral en cours, piloté et financé avec son appui actif vise à remettre le Congo sur le chemin de la paix, de la stabilité et de la reconstruction».
Le clin d'oil d'Etienne Tshisekedi était suffisamment appuyé à l'intention de la Communauté internationale pour ne pas passer inaperçu. Bien des observateurs y ont à juste titre vu un hommage consécutif aux dernières concertations ayant permis, tout au long de ces deux dernières semaines, d'aboutir aux développements en cours. Pour autant, cet hommage qui a associé à l'action de la Communauté Internationale le récent arrêt de la Cour Internationale de Justice dans l'affaire RDC contre Ouganda ainsi que la résolution 1649 du Conseil de Sécurité de l'ONU sur les activités des groupes armés congolais et étrangers opérant en RDC, a été l'occasion pourle leader de l'UDPS de rebondir pour souhaiter l'institution d'un Tribunal Pénal International. Pour Etienne Tshisekedi en fait, «Ces deux prises de position révèlent, encore une fois, la responsabilité
première de certains acteurs politiques Congolais dans la dérive que connaît notre pays». D'où cette conséquence logique que n'hésite pas à tirer Etienne Tshisekedi: «Cette responsabilité ne doit pas rester impunie car les Congolais ont l'obligation de faire preuve de bonne gouvernance, particulièrement dans le domaine judiciaire face aux crimes de sang et aux crimes économiques devenus presque normaux dans leur pays. Ce n'est qu'après qu'ils peuvent exiger d'être considérés comme des interlocuteurs sérieux et responsables sur la scène internationale».
Enfin, le troisième message d'Etienne Tshisekedi reste sans conteste le bilan qu'il établit sur l'année qui vient de s'achever. Une année qui a culminé, selon le leader de l'UDPS, avec «une prise de conscience accrue dupeuple congolais dans sa lutte pour l'instauration au Congo d'un Etat de droit, celui où la loi est au-dessus de tous et où tout le monde se soumet à la loi». Et de citer les manifestations populaires
spontanées dès janvier 2005, pour s'opposer à la violation de la Constitution par la prolongation de la période de transition.
Prise de conscience aussi à travers les mouvements généralisés de mécontentement social et concernant différents secteurs vitaux de la vie nationale. Prise de conscience, enfin, face à «la course effrénée à l'enrichissement personnel à laquelle se livrent les gouvernants actuels (et qui) demeure, hélas, la seule raison pour laquelle ils ont mis le pays à feu et à sang».
Bouleversements
En rendant publique la volonté de l'UDPS de s'impliquer dans le processus électoral, Etienne Tshisekedi ne s'est pas investi dans une distribution gratuite de cadeaux, loin de là. Autant il peint de manière impitoyable la perversité de la transition, autant il exige un minimum de gages de crédibilité de la part de ceux pour qui les millions de dollars et d'euros
investis justifient l'irréversibilité d'un processus sur lequel on ne peut pourtant pas faire que des éloges. A la Communauté Internationale d'apporter désormais la preuve, d'une part qu'elle ouvre effectivement pour la paix et la stabilité grâce à une véritable inclusivité et, d'autre part, qu'elle entend, à travers tous les moyens investis et à investir, déboucher sur desélections qui ne donnent pas lieu à des contestations ou qui ne débouchent pas sur le chaos. D'une pierre deux camps, l'UDPS remet ainsi très subtilement la balle dans le camp de la Communauté Internationale et, dans la foulée, met les animateurs de la transition au défi d'apporter la preuve qu'ils sont pour l'organisation d'élections libres, démocratiques et transparentes. Du coup, il est plus que symptomatique que tout au long de son discours, Etienne Tshisekedi ait choisi de s'adresser presqu'exclusivement à la Communauté Internationale afin non seulement de lui rendre hommage pour les efforts
déjà fournis, mais aussi et surtout pour mieux souligner sa responsabilité dans l'échec ou le succès du processus en cours.
Le geste posé par le leader de l'UDPS n'est donc pas dénué de calcul politique. C'est même le contraire qui eut surpris à ce niveau de responsabilité, qui n'admet ni sensiblerie ni naïveté. Pour le reste, on appréciera que mieux la tonalité équilibrée et très homme d'Etat du discoursd'Etienne Tshisekedi, l'ouverture d'esprit mais aussi la fermeté sur les principes et valeurs pour lesquels l'UDPS s'est toujours battue.
N'empêche, l'option levée par l'UDPS a semé une véritable panique sur la scène politique, où la plupart des compétiteurs avaient visiblement investi dans l'exclusion de ce parti et de son leader pour une conquête aisée du pouvoir lors des prochains scrutins. Paradoxe, cette mauvaise humeur a étéperçue même dans les rangs de ceux qui se faisaient forts d'accompagner l'UDPS, mais pour qui le radicalisme vrai ou
supposé de la fille aînée de l'Opposition passait pour un fonds de commence illimité.
Pour autant, tous les observateurs avertis conviennent que la décision de l'UDPS n'est pas du tout un fait du hasard. Faisant sa lecture des résultats du référendum, Etienne Tshisekedi est en effet arrivé à la conclusion que les Congolais sont nombreux «à exiger le changement dans notre pays». Et pour qu'aucune ambiguïté ne subsiste, le leader de l'UDPS ajoute: «Même en répondant différemment à la question référendaire, les Congolais ont exprimé une seule et même volonté, à savoir sanctionner les auteurs du chaos et de l'humiliation par lesquels le Congo est malheureusement identifié».
En réalité, le leader de l'UDPS partage sans le dire ouvertement l'analyse selon laquelle le référendum constitutionnel du 18 décembre 2005 a été un véritable fiasco tant du point de vue de l'organisation, de la participation que des écarts entre le non et le oui, faisant ainsi planer
sur les prochains scrutins le spectre de la contestation et sur les futurs dirigeants celui de l'illégitimité.
Voilà qui explique, de sources dignes de foi, l'implication personnelle du Secrétaire général de l'Onu pour une inclusivité qui avait déjà été prônée par la délégation du Conseil de Sécurité début novembre 2005. Voilà aussi pourquoi Etienne Tshisekedi a saisi la balle au bond et mis la Communauté Internationale au défi d'apporter la preuve de sa bonne foi et de son engagement pour la paix, la stabilité, la démocratie et la bonne gouvernance en RD Congo.
Selon des informations parvenues au Phare, on devrait connaître les premiers éléments de la position du Comité International d' Accompagnement à partir de ce vendredi après la réunion de ses membres. Des membres dont la plupart, parmi les africains notamment, ne souhaitent l'avènement d'un leadership nationaliste et confirmé, dont l'action porterait très rapidement ombrage à leurs propres pays
sur la scène internationale.
Rassemblement
En attendant que l'UDPS et le CIAT s'accordent sur les modalités de l'implication de la fille aînée de l'opposition congolaise dans le processus électoral, le mot d'ordre semble avoir déjà été lancé à l'UDPS où, de toute apparence, on n'attendait que cette évolution au profit d'une campagne électorale qui se veut populaire, c'est-à-dire durant laquelle chaque congolais est à la fois l'agent et la cible. Les premiers échos du terrain ne semblent du reste pas, à travers une effervescence qui grandit chaque jour, démentir ce pronostic.
Reste, selon plusieurs observateurs, que cette campagne gagnerait davantage à investir dans le rassemblement. A l'intérieur d'abord avec comme soubassement le regroupement de toutes les forces de l'UDPS ainsi qu'une lutte acharnée contre des initiatives trop personnelles. A l'extérieur ensuite, où beaucoup de nos compatriotes, n'appartenant pas nécessairement à
l'UDPS, n'en restent pas moins accrochés à la magie du projet de la CNS. Ces derniers ne demandent qu'à être récupérés, certes quand l'heure sonnera et lorsque chacun sera en mesure d'apporter quelque chose de concret à titre de dot.
Aussi était-il maladroit, dans le chef de certains cadres de l'UDPS, de rejeter d'emblée la proposition d'une alliance avec le RCD récemment lancée par Azarias Ruberwa Maniwa. S'il est vrai qu'une évaluation de la première alliance - l'ASD - est indispensable et même incontournable, il n'en demeurepas moins qu'un allié disposant d'un droit de regard sur la gestion de la transition, d'un espace territorial et d'une force armée constitue, quoi qu'on dise, un atout dont il faut tenir compte.
To live a creative life, we must lose our fear of being wrong. I can think of no greater honor than to help others fight to survive.
Emilie Kasonga
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Une "certaine opinion" a diffusé dernièrement une information selon
laquelle 80 pc de sang transfusé en RdCongo serait contaminé.
Le Docteur Musongela du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) dément la rumeur sur la mauvaise qualité de 80% de sang transfusé en Rdc
Le bruit a couru dernièrement au sujet de la mauvaise qualité de sang qui est transfusé en Rdc. Avec précision, ces allégations sont allées jusqu’à avancer que les 80% du sang utilisé pour la transfusion, seraient contaminés. Le Docteur
Musongela du Centre National de Transfusion Sanguine, apporte un vigoureux démenti à ces allégations
Kinshasa , 07.01.2006 | Society
L’Avenir : Parlez-nous brièvement du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) ?
Dr. Musongela : Le CNTS est une institution créée par arrêté ministériel le 11novembre 1999. Cette institution publique à vocation sociale qui a reçu mission de mettre en oeuvre la politique nationale de la transfusion sanguine est dotée d’une autonomie de gestion.
Nous avons donc reçu mission de mettre en oeuvre la politique nationale dont les principales portes d’entrée sont la coordination des activités transfusionnelles sur l’ensemble du territoire national et le développement des structures de transfusion sanguine. Ce centre a été inaugure par le Chef de l’Etat le 28 juin 2002. Depuis lors, nous sommes astreints à développer un réseau décentralisé de soutien de
transfusion sanguine.
En quoi consiste la transfusion sanguine ?
La transfusion sanguine est une thérapie qui consiste à donner à une personne ce qui lui manque afin de rétablir son état de santé. Cette thérapie est un geste pour restaurer la vie mais comporte des risques notamment d’ordre infectieux. Il faut donc que l’on sache que depuis l’épidémie du Vih/Sida, la transfusion sanguine a pris une ampleur extraordinaire à travers le monde car elle permet d’agir de façon efficace et la contamination est quasi incertaine au-delà du risque infectieux, il y a également l’incompatibilité, le risque métabolique et le risque de surcharge notamment l’insuffisance cardiaque.
Une certaine opinion a diffusé dernièrement une information selon laquelle 80 % de sang transfusé en Rd Congo serait contaminé.
Qu’en est-il exactement ?
Nous avons eu des difficultés à réagir à cette information car il a été très difficile de retrouver le texte
original. Cette information était-elle déformée ou manipulée, je n’en sais rien. Mais dans tous les cas, cette information est fausse passe que depuis la création du CNTS, le pays fait des efforts énormes avec des résultats probants pour la sécurité du sang.
Nous avons eu à démontrer comment est-ce que cela ne peut pas être possible. Pour arriver à ce chiffre, il faut absolument que le centre et toutes les structures qui transfusent dans le pays ne prélèvent le sang à transfuser que chez les personnes infectées par le Vih/Sida et non pas dans la population en général.
Cette rumeur est très dangereuse son but était de nuire au pays sinon à son développement et même de nier les efforts qui sont salués de toutes parts y compris par les institutions internationales.
Pensez-vous que la rumeur faisant état de la faible couverture du CNTS est fondée ?
Dr. Musongela : Si c’était le cas, il y aurait une part de vérité mais la couverture du pays est
beaucoup plus élevée qu’elle ne l’était en ce moment là ; il faut savoir que l’intervention prioritaire partout dans le pays exige que le test du Vih/Sida soit effectue prioritairement. La transfusion sanguine ne se limite pas seulement à tester le Vih/Sida mais également l’Hépatite b et c, la Syphilis et toutes les autres maladies transmissibles par le sang.
Y a-t-il une législation en matière de thérapeutique transfusionnelle en RdCongo ?
Nous sommes dans le processus de doter notre pays d’une législation en transfusion sanguine. Nous ne l’avons pas encore mais les priorités actuelles du pays sont les élections. Mais j’espère qu’au courant de cette année l’on pourra doter le pays d’une législation pour réglementer la pratique professionnelle sur l’ensemble du territoire national.
Car, il faut le dire, déjà en 2003, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) avec le ministère de la Santé avaient élaboré un Projet de loi pour régir la sécurité
transfusionnelle en Rd Congo. Ce projet a été même défendu au niveau du Conseil de la Commission socioculturelle. On en est resté là mais il a fait l’objet d’apport positif lors des journées scientifiques de la transfusion sanguine, parce que l’Avocat général près de la Cour suprême de justice a eu à montrer les points forts et faibles du projet.
Qui est habilité à donner le sang à transfuser ?
C’est une responsabilité médicale. C’est-à-dire que c’est le médecin seul qui peut poser l’indication de transfusion sanguine, mais dans la chaîne de transfusion sanguine le médecin n’est pas seul. Il est secondé par un infirmier et par un laborantin.
Quels types de donneurs existe-t-il en Rd-Congo ?
Il y a les donneurs familiaux et de remplacement, rémunérés, bénévoles. Cette dernière catégorie est celle qu’il faut promouvoir dans la communauté, car ce sont des donneurs anonymes et réguliers.
Quels sont les avantages ?
Il n’y a
pas davantage en dehors de la reconnaissance de la communauté. Un engagement est volontaire, un comportement conséquent raison pour laquelle la communauté s’arrête le 14 juin de chaque année pour dire merci à ses donneurs bénévoles qui donnent du sang pour sauver des vies.
(FP)
Doudou Esungi | L’Avenir
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Emilie Kasonga
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JOSEPH KABILA: Ca passe ou ça casse (Kin-Telegraph 06/01/2006)
Joseph Kabila s’en tire bien jusque là quoiqu’en disent ses détracteurs. Lorsqu’il a pris le pari de conduire les Congolais aux élections, presqu’aucun bookmaker n’était prêt à parier un sou tant les défis étaient énormes. Les pronostiqueurs avaient des raisons de douter rien qu’à voir la l’architecture institutionnelle du 1+4 fondée sur une volonté d’empêcher l’émergence d’un leader au sommet de l’Etat. Qui a cru au départ que ce jeune homme venu à peine à la politique
allait se créer une marge de manœuvre et montrer le chemin sur les questions les plus sensibles comme la réunification de l’armée, le partage dans les entreprises publiques, la territoriale et la diplomatie, l’instabilité causée par les Interahamwe et les groupes armés en Ituri. Sur l’armée, un socle a été mis en place avec une dizaine de brigades intégrées. Ce qui représente un grand pas si les uns et les autres comprennent que la formation d’une armée républicaine post-conflit passe par un processus assez long. Il en va de même de la présence des Interahamwe et des groupes armés à l’Est. D’avoir conjuré la menace que ces forces ne troublent le référendum constitutionnel démontre combien leur nuisance a été réduite. Joseph Kabila a aussi à son actif presqu’à terme du «point d’achèvement» dans la cadre du programme PPTE piloté par les institutions de Bretton Woods.
L’homme lui-même ne s’en enorgueillit pas outre mesure. Même de la victoire du oui. Dans son message à la
nation, il l’a mise sur le compte de la volonté de l’ensemble du peuple congolais d’en finir avec une transition entamée depuis 15 ans. Il a appelé les Congolais à poursuivre le processus jusqu’à son terme. C’est tout à son honneur de relever tous les défis républicains qu’il s’est imposé au départ. Le chemin qui reste à parcourir ne sera pas de tout repos d’autant que Joseph Kabila a désormais à répondre, en même temps, à de nouveaux défis, ceux-là de nature partisane en rapport avec son avenir politique et celui de son propre parti, le PPRD. Ses responsabilités sont très grandes. De son jeu dépendra la survie de toute une philosophie politique, le Kabilisme, à laquelle une majorité des Congolais ont cru et continuent de prendre pour le modèle le plus adapté au développement de la RD-Congo. Kabila ne se dérobera pas à la nécessité de procéder à quelques derniers réglages avant la dernière ligne droite. Le congrès du PPRD attendu d’ici peu s’offre à lui comme un cadre propice. Ses
partisans attendent d’en sortir avec tous les atouts pour gagner les prochaines élections à tous les niveaux. «Nous voulons sortir du congrès avec notre discours de campagne, notre programme et une stratégie claire», note un mémorandum confidentiel d’un groupe de Kabilistes qu’un vent favorable a fait parvenir à notre rédaction. Il y est question de consolider la position du PPRD à l’Est mais aussi de considérer que Kinshasa représente un enjeu particulier en tant que siège des institutions. «Il faut aligner du gros calibre dans la capitale», a recommandé un membre du secrétariat exécutif du parti présidentiel. Certains milieux kabilistes évoquent même l’idée d’instituer une sorte d’oral pour les candidats. «Pour un objectif dans la sélection on peut établir un jury bien qu’il y a d’autres critères à considérer comme le nom du candidat, son passé, son influence», explique le même cadre perpédiste. Avec l’entrée en jeu de l’UDPS, la bataille n’est pas gagnée d’avance à Kinshasa comme
dans le reste de la République. Le parti tshisekdiste présente l’atout d’être encré dans les esprits du fait qu’il est un parti historique. Face à son leader Etienne Tshisekedi, le jeu se jouera inévitablement sur les alliances au second tour.
L'ex-Zaïre connaîtrait la pire crise humanitaire depuis 60 ans (Reuters
06/01/2006)
LONDRES (Reuters) - La République démocratique du Congo est le théâtre de la crise humanitaire la plus meurtrière de ces 60 dernières années et les efforts de la communauté internationale restent largement insuffisants pour répondre à cette situation, affirme une étude du Comité international de secours, une organisation basée à New York. La guerre commencée en 1998 et qui a officiellement pris fin en 2003 a fait près de quatre millions de morts, pour la plupart victimes de la faim et de maladies, et des bandes criminelles continuent de terroriser les civils, notamment dans l'est du pays riche en ressources minérales, soulignent les auteurs de cette étude publiée dans le journal The Lancet. "Le Congo est la crise la plus meurtrière au monde survenue
au cours des 60 dernières années", a déclaré Richard Brennan, du Comité international de secours. Les Nations unies ont déployé 17.000 casques bleus en RDC, soit leur plus importante mission de maintien de la paix dans le monde. Pour Brennan, cela ne suffit pas à garantir la sécurité des habitants de l'est de la RDC, qui continuent à souffrir et à mourir, notamment les enfants, de maladies qui peuvent être facilement guéries.
REUTERS | 06.01.06 | 08:15
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Emilie Kasonga
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Les enseignants des écoles primaires, secondaires et professionnelles menacent de rééditer leur mémorable exploit de septembre et octobre derniers. Accusant le gouvernement de la République de ne pas respecter ses engagements, ces laissés pour compte entendent, une fois de plus, battre le pavé et user de leur force de frappe syndicale pour défendre légalement leur droit.
Un préavis de grève a été accordé au 1+4. Il expire le vendredi 20 janvier 2006. C’est l’essentiel de
l’assemblée générale tenue le mardi 3 janvier, quelque part dans la commune de Ndjili à Kinshasa, par les sociétaires du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco).
Ceux qui n’ont pas la mémoire courte se rappellent que la grève, longue et populaire déclenchée en septembre 2005, continue de perturber le calendrier scolaire. Parents d’élèves et maints observateurs n’oublient pas que le mouvement n’avait été que «suspendu» le 15 octobre. Afin de tester la sincérité du gouvernement.
Pour justifier leurs grognements, les instits imputent les forfaitures suivantes aux princes de Sun City : une vague promesse visant la création fin octobre 2005 d’un Fonds pour l’éducation ; le non-paiement des salaires de décembre dans plusieurs écoles ; la non-mécanisation de nombreux enseignants tant en provinces qu’à Kinshasa ; l’adoption à la sauvette par l’assemblée nationale du budget 2006 alloué à l’éducation. Derniers reproches : le soutien gouvernemental tacite de la pratique de «la
prise en charge des enseignants par les parents d’élèves» ; la pérennisation des listings de paie manuels (pour détourner les salaires en toute impunité) au détriment des enseignants des provinces.
Voilà ! Les péchés du gouvernement sont pendables. Et la colère des instits légalement fondée. Si tel n’avait pas été le cas, des kamikazes du gouvernement seraient déjà descendus dans l’arène pour «fustiger avec force la manipulation» dont les syndicats enseignants auraient été victimes «de la part des forces négatives qui veulent retarder la fin de la transition». Un discours aux accents savantissimes mais ridiculement débile.
Les étrangers qui prétendent «aimer trop» la Rdc et les Congolais sommeillent-ils encore ? N’est-il pas temps de taper sur les doigts du 1+4 afin de régulariser la situation des éducateurs ? Pour quelles raisons l’Exécutif congolais s’investit-il dans la perturbation des élections, en incitant les enseignants à la grève, quitte à accuser à tour des
bras d’imaginaires ennemis? Ça doit se savoir.
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